26 février 2007

Ce blog est fini

C'est pas que je l'arrête, c'est qu'il est terminé. Ce mois de février est un tournant pour moi, j'ai des tas de choses très passionantes à faire, j'ai des projets, je m'intéresse à beaucoup de choses nouvelles qui me prennent beaucoup de temps, et mon appareil photo ne marche plus ... merci à ceux qui m'ont lu ! Peut-être à l'année prochaine, si l'envie de reprendre le clavier me tente ... :)

12 février 2007

Picarde

Qu'est-ce qu'une picarde, en musique ? Il s'agit de terminer un morceau dont la tonalité est mineure, par l'accord tonique majeur (dans cet extrait fait maison, le morceau se termine en ré majeur au lieu d'un ré mineur banal et triste). Bach utilise beaucoup ce passage mineur-majeur pour donner une fin pleine d'espoir à ses toccatas. Pleine d'espoir. Et ces très nombreux passagers qui quittent trop vite leur TGV pour qu'un long temps d'exposition ne les capture ...

10 janvier 2007

Farces et satrapes

C'est toujours pareil. En musique, il faut que je n'aime pas avant de vraiment aimer. Ainsi, ce ouiquenne, j'ai dit du mal du groupe Coldplay à Kristobal qui m'en avait prêté le dernier album, et désormais j'aime beaucoup. Pareil pour le CD de Bojan Z que m'a prêté Guillaume : après quelques a priori, j'en connais maintenant chaque note. On peut dire que j'écoute lentement, aussi. Toujours pas touché à d'autres CD que m'ont prêté les deux compères dans des registres très différents (mes activités de révisions intenses du moment vont très vite arranger tout ça : les cours d'histoires sur la quatrième république passent mieux avec un casque sur les oreilles). Kristobal m'a envoyé avant-hier trois albums de rock qui a priori ne me plaisent pas trop, mais en y jetant une oreille plus attentive je reverrai mon jugement. Attentive ? Ce n'est pas qu'une question d'attention. Je crois que nous avons tous tendance à aimer un style de musique en particulier, et qu'il s'agit souvent simplement de s'habituer à écouter autre chose que les quelques albums qu'on connait par coeur (comme c'est le cas pour moi, avec des CD de Lisa Ekdahl, Stevie Wonder, Eddy Louis, Emilie Simon, -M-, Daft Punk, Dave Brubeck, Jamiroquai, Supertramp ... (cohérence et interêt de cette liste ?) j'en passe et des moins bons, que j'ai écoutés en boucle, malgré moi, jusqu'à les rayer).

Cette studieuse cure de musiques inhabituelles cache un projet ... un projet de monter un groupe (a band) avec l'ami Kristo (et d'autres compères qui n'en sont peut-être pas encore au courant, mais qui lisent ce blog de temps en temps ... au hasard, un batteur et un bugleur ?). Dans cette (lointaine ?) optique, nous allons créer le théâtre d'un brainstorming musical expérimental dans les parages, c'est pour bientôt.

Encore un titre de note qui n'a rien à voir avec le contenu ; c'est juste que j'ai appris le mot satrape aujourd'hui même dans les pages idées du journal Les Echos, qui sont présentement sous mon tarin, et que, bien sûr, jeu de mot.

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05 décembre 2006

Base Aérienne 705

28 novembre 2006

La guitare

Je suis repassé à Cinturse. J'y ai récupéré mon bac. J'y ai croisé Danièle (qui s'en va dans un mois et mériterait sûrement son chapître dans les Mythologies de Barthes, que je suis en train d'essayer de lire ...), Catoche, Fanfan (et la vie scolaire au grand complet) qui m'ont demandé de mes nouvelles et des siennes. J'étais un peu réticent à l'idée de ré-apparaître là-dedans. Y'a eu pas mal d'histoires, mais je ne suis fâché avec personne, ou si peu. J'avais bizarrement honte de revenir hanter les couloirs de mon ancien lycée, à cause de ces très nombreux visages familiers qui m'ont regardé passer, tel un sorti de prison qui revient la visiter. J'étais entre autres venu serrer la pince au cuisinier Stephane : toujours souriant. Nous avons parlé de Bayrou, de Royal, de Chirac ... ça fait du bien de ne pas toujours trébucher sur Sarko la racine quand on parle avec quelqu'un de droite. Avec tout ça, on ne sait toujours pas pour qui voter (vindjû). Par miracle, la guitare que j'avais oubliée au lycée après mon bac de musique (19) s'y trouvait toujours. Ils ont l'air d'en avoir cherché le propriétaire longtemps, mais elle était bien au chaud dans un placard, et je leur faisais inconsciemment confiance pour cela, jusqu'à ce que je me rende compte vendredi soir qu'elle avait diparu de chez moi. C'est que d'habitude, je joue sur la guitare de Christophe, mais là, je voulais essayer de mettre en pratique sur une classique les cours de guitare manouche dispensés par Tony le mélomane blésois de ma classe. Et me voici, aux Tanneurs, à préparer approximativement mon exposé "Blog et démocratie" de vendredi matin, sur cet ordi qui me suce mon temps. L'accord de la guitare n'a pas trop bougé, son son est magnifique, la couleur de son corps va bien avec mon pull, cette gratte est à ma mère. Je suis à côté de sa housse assis, les gens de ma classe m'entourent peu à peu devant la porte de la salle 129. Dans mes oreilles, Orti. Et ce soir, concert de rock. A Noël, Zagreb. En voilà, de mes nouvelles, et je vais très bien.

21 novembre 2006

Hic inconsidéré

Un con sidéré ?

S'il y a bien quelque chose qui, je crois, a resisté à mes variations de personnalité de ces derniers mois (plus feignant, plus de temps, moins grande gueule ...), c'est cette emmerdante habitude que j'ai de rester bloqué longtemps sur une bête frustration. Lorsque je suis incompris, soit parce qu'on ne cherche pas à me comprendre, ou soit parce que je n'ai pas réussi à m'expliquer clairement, j'ai une boule dans le ventre tout le restant de la journée, et je ne pense qu'aux mots que j'aurais dû dire ou ne pas dire pour ne pas passer pour un imbécile. Ca m'arrive fréquemment avec des adultes. Je crois que je tiens ça de ma mère. C'est une manie très énervante pour les autres, car elle m'amène à demander toutes les cinq minutes à mon entourage s'ils ne trouvent pas, eux aussi, que je suis un malheureux quiproquiste.

Tout à l'heure, j'ai discuté avec un étudiant de ma filière, inscrit en fac le temps de trouver un emploi (il a déjà plusieurs diplômes), et que je trouve plutôt sympathique. Nous avions par ailleurs déjà discuté, au RU, rapidement, de ses projets professionnels. Là, il semblait raconter à une jeune fille un entretien d'embauche qu'il a eu récemment. Je tends l'oreille, et me joins à eux. Il raconte quelques péripéties, et conclut en signalant que l'homme qui l'a accueilli pour lui proposer un poste, l'a "trouvé charmant". Je fais remarquer avec une ironie mécanique à mon collègue étudiant qu'il faut qu'il "fasse gaffe". Sur quoi il me réplique, d'un ton direct/provocateur/... (je ne sais pas trop) : "Ah mais, à la base, je suis pédé" (chose que je ne suis pas sûr d'avoir su avant, il me semble que je l'avais entendu dire, mais ...). Cette réponse, qui visait un peu (je pense) à me déstabiliser, ne me choque pas du tout, et j'enchaîne en lui disant que ça ne change rien au problème.  J'essaie de m'expliquer vite fait (bizarre quand même, de se faire draguer par son potentiel employeur, non ?), mais je sens que mes interlocuteurs me regardent comme si je venais de dire une immense connerie (comme on dit, y'a eu un blanc). A ce moment-là, on m'appelle car je dois aller bosser avec d'autres étudiants et ils m'attendent. Je pars précipitemment, et mon au revoir global rompt le vide.

J'ai gardé les yeux dans le vague un bon moment, à me demander pour qui je suis passé. Est-ce que les personnes qui ont assisté à cette conversation m'ont trouvé déplacé, ou bien la surprise les a-t'elle tus ? En général les homosexuels se disent "homos", et pas "pédés" (terme plus péjoratif), alors, pourquoi ? Est-ce que j'ai eu tort de considérer la situation ainsi, ou bien le mot "charmant" d'homme à homme est-il moins connoté que je le pense ? En tout cas, maintenant que c'est écrit, ça va mieux et je me fiche, comme vous, de cet épisode. J'espère seulement que je n'ai pas vexé ce gars. Me connaissant, je vais aller m'en assurer naïvement, et c'est à ce moment qu'il me prendra pour un con !

20 novembre 2006

Pas bavard mais pas manchot

17 novembre 2006

Mais pour qui vais-je voter ?

Ségolène (puisque c'est la seule personnalité qu'on appelle par son prénom ... allons-y) a encore du chemin pour me convaincre de maintenir mon penchant socialiste, penchant qui était du reste strauss-khiste. Hier soir sur France 2, Bayrou a confirmé son manque de réactivité et de répartie face aux sophismes impeccables de Le Pen. Merci au service public de n'avoir invité aucun brailleur villiériste pour débattre avec ce dernier de leurs visions propres du passéisme et de l'intolérance. J'aime bien Montebourg, ségoliste, mais me plaît avec sa VIème république. Devedjian, sans plus : je préfererais que l'on défende un peu moins Sarko au sein de l'UMP, pour une candidature de MAM, le retour de Chirac étant évidemment une blague qui ne fait rire personne. Restent (pour moi) les Verts (Voynet).

15 novembre 2006

De la musique comparée à la politique

Article en décomposition parmi mes brouillons de notes depuis trois bonnes semaines ... je le finis, je le publie. Version courte et moins chiante : passez directement au quatrième paragraphe*.
Mumm est trop curieux.
Je me suis rendu samedi soir à un concert des "Bon Becs" (quatre clarinettes et un percussionniste), c'est un groupe remarquable qui exploite à fond les ressources de leur instrument phare. Leur spectacle est mis en scène de façon amusante et originale, sans prétention. Des pros qui m'ont rappelé Didier Lockwood.  

La photo ci-dessous ne représente pas les Bon Becs, mais une partie de la classe de clarinettes de Montlouis qui a débuté le spectacle et dont mon petit frère fait partie (le petit blond à gauche sur la photo). Il y avait aussi, le lendemain un concert de l'UDESMA 37 (en présence de Marcel Chapuis, compositeur de jazz dont notre orchestre a massacré deux morceaux en guise de première partie...), le lendemain, auquel j'ai eu la flemme de participer, et dont voici une photographie (il faut toujours se dire que quelqu'un que ça interessera finira par tomber dessus, c'est un de mes credos de blogging) :

Et enfin, je voulais vous livrer une douce métaphore qui m'est tombée dans le cerveau lors d'un de ces concerts récemment, et que je vous avais promise ici.

*Alors que j'étais en train de jouer du tambourin pendant un concert (ou peut-être d'un autre instrument ingrat), je regardais le petit nouveau à qui nous (nous : les anciens de l'orchestre ...) avions laissé la partie de batterie (qui, elle, est plus gratifiante que la partition de maracas, vous en conviendrez). Globalement, et sans méchanceté, ce n'était pas parfait, mais je me sentais assez content d'avoir pu laisser l'opportunité à un jeune de tenir un partie soliste importante. D'habitude, il prend systématiquement les claviers (les mallets), et d'ailleurs il est plutôt très doué pour cela (de mon côté, j'ai vraiment perdu en lectures de notes et j'ai toujours eu la flemme de travailler mon xylo ; bref, je suis nul pour ça). Jouer, à un concert, la partie de batterie (drums), est, je pense, un peu impressionnant au début, mais accroît certainement considérablement la confiance du musicien en lui-même. Sauf qu'en situation de concert, d'aucuns auraient pu nous reprocher de ne pas faire au mieux pour un rendu global optimal : l'intégration du nouveau, c'est bien, mais le son global de l'orchestre alors ? Tout est une question de choix au sein du pupitre, et bien sûr , de la volonté du chef d'orchestre, qui n'est bien sûr pas étrangère à ce genre de décisions cruciales. Le meilleur batteur de la troupe était absent ce jour-là, et lui choisir un remplaçant s'apparentait presque à un choix politique.

Ce que je me suis dit, c'est simplement que cette solution en matière de répartition des partitions était un choix qui s'apparente à une politique de gauche, et que prioriser le résultat sonore immédiat en collant à la batterie un batteur confirmé aurait été plus droitiste. Cliché, mais j'arrive pas à m'en décoller de celui-là. Evidemment, la droite est aussi pour l'intégration des jeunes, mais peut-être plus dans une optique de rendement, alors que la gauche, selon moi, milite plus souvent pour que chacun trouve sa place dans la société, fut-il plus ou moins aidé dans cette quête (quête que la droite considère certainement comme strictement personnelle lorsqu'elle parle d'une société trop assistée).

Je ne dis pas que notre chef d'orchestre se moque de ce qu'entend notre maigre public, je ne dis pas qu'il est de gauche (qu'en sais-je ?), je dis simplement que mon analogie est peut-être révélatrice de deux grandes idéologies tout-à-fait défendables qui dirigent le monde : culture de la solidarité ou bien culture de l'efficacité ? (débat à suivre)

10 novembre 2006

Musique avec Christophe

 
Première (et peut-être dernière, la musique est si chronophage ...) version d'un morceau enregistré l'autre jour avec l'ami Kristфbal, du blog "Génèse d'un disque".
 
Il faudrait : virer le hammond (trop sourd) pour un piano, faire des variations de tempo (c'est la faute au logiciel ...), refaire la partie de derbouka (foireuse), écourter le milieu du morceau, rendre le début et la fin moins candides, demander à Omar de venir poser son bugle là-dessus ...
 
Merci à Cricri et ses guitare et basse enchanteresses ! Peut-être que je pondrai un jour la version piano tout seul (ahh ... depuis que le clavinova a débarqué à la maison ma vie a changé ! Mais il faut que je trouve comment faire marcher le logiciel d'enregistrement, au secours Christophe !) mais en attendant, all rights reserved !
 
Bon bé vous avez le droit de donner votre avis ... 

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