26 février 2007

Ce blog est fini

C'est pas que je l'arrête, c'est qu'il est terminé. Ce mois de février est un tournant pour moi, j'ai des tas de choses très passionantes à faire, j'ai des projets, je m'intéresse à beaucoup de choses nouvelles qui me prennent beaucoup de temps, et mon appareil photo ne marche plus ... merci à ceux qui m'ont lu ! Peut-être à l'année prochaine, si l'envie de reprendre le clavier me tente ... :)

29 janvier 2007

Ocre mais gris

Si j'avais été cette brune aux allures de rouquine, j'aurais aimé porter cette jupe indienne –long tissu ocre mais gris ou siège et se dessine l'odeur d'une paire de cuisses fraîches, blanches et terre-de-sienne.

22 janvier (mais j'ai écrit 23)

06 décembre 2006

Halgorologie, brizère, jacavarer

La Journée d’Appel de Préparation à la Défense (dénomination douteuse … sommes-nous appellés à nous préparer à nous défendre ?) est l’occasion pour l’État d’établir ses chiffres quand à l’illettrisme de ses jeunes citoyens. Pour ceci, il leur soumet une liste d’une soixantaine de mots, dont certains font partie de la langue française, et dont d’autres y ressemblent seulement. La liste contient donc un certain nombre d’hapax googliens qui ont dû être jouissifs à inventer. Au départ, la ségrégation est flagrante : arbre, pijjul ?

Évidemment, pijjul, jamais vu. Deux j consécutifs, pas d’hésitation. Ensuite, des mots qui, pour quelqu’un qui pratique quotidiennement le Français, ne font pas de doute. Je me demande par contre où les auteurs d’un tel test ont été chercher leurs pièges : cardilophe, filegemment, ordicter, bourvonne, gorsoir, virtibuel, surtagitation, viliesque, gargodonte (+ ceux du titre de cette note !) … j’ai repéré en tout cas que ces néologistes statisticiens apprécient particulièrement les mots débutant par la lettre P. Ne sont-ils pas tellement suggestifs ?

Nous avons le périrophe, qui ressemble à un terme d’architecture ou de grammaire, le phébardage qui ressemble à un archaïsme de la marine, pandoyer et plaîdre, deux verbes qui collent bien au jargon médical ou peut-être judiciaire, la plaugue et le ploud (genres estimés !) ne donnent pas envie de tomber dedans, phalancodre rappelle un monstre mythologique, parambule fait rêver, Pambala est une ville du Mozambique, mais pas un mot français.

Vers la fin du test, les vrais pièges se tendent au francophone : félon, épitaphe, pourpoint, taurillon, rhapsodie, sibyllin et simiesque figurent bien dans le dictionnaire, mais ne font pas partie du vocabulaire fréquent de jeunes de 17 ans !

Après le test reprend le difficile exposé des militaires qui nous encadrent sur la citoyenneté et la défense (les militaires n’ont pas de problèmes avec les mots, mais ils partagent en général avec les sportifs cette capacité d’apprendre de nombreux termes techniques sans jamais savoir à quelle sauce les mettre dans une phrase (cette reflexion est très arrogante)). Comme pour continuer le test sur le discernement lexicologique, le grisonnant attaque en faisant remarquer que la première mission de l’armée est d’annihiler les velléités de belligérance. Tout le monde soupire, et trouve ça relou. Petit jeu : que vous suggèrent les mots du deuxième paragraphe ?

24 novembre 2006

Deux mots qui bouleversent

A ma grande surprise, et après sept années passées à apprendre vaguement l'anglais, j'ai compris hier soir que le mot enough se prononçait [ı'nʌf] et non pas [ı'nʌθ], comme je l'avais toujours cru.

Tiges sans feuille de Fromont 

J'étais presque autant choqué que le jour, ou, farfouillant dans le dictionnaire culturel de la Bibliothèque de Tours ou je me trouvais cet été, j'ai découvert que le mot hiatus ne s'écrivait pas iatus. J'avais aussi fait la connaissance de hiatal, son adjectif dérivé, qui a rien a envier à mon iatutique fantasmé.

07 novembre 2006

Les jeunes loups

Les jeunes loups ambitieux, le doctorat en poche
Qui, par devant pendouille de leurs chemises rayées
Ne parlent jamais mieux qu'un inculte vieux, moche,
Mais luisant de la rouille de ses vertes années.

24 octobre 2006

Singing scaffoldings

Le tournevis, la perceuse,
Le marteau, la tronçonneuse :

Les ouvriers des Tanneurs n'ont rien oublié
Et même, cet après midi ils ont ajouté
A ces instruments
Un p'tit supplément ...

Oui, faute de ne faire des étincelles
Qu'avec la chaîne de sa scie,
D'un coup l'un d'eux s'est dit :
Allez ! Va chercher la radio, Marcel !
Mets Supertramp, vas-y,
Les étudiants s'ennuient !

Son public (forcé) acquis
(Le tédé de civi),
Le travailleur alerte ...
A poussé la chansonnette !



Vers 15h00, côté Ouest des Tanneurs, sur l'air de Breakfast in America ; marrant.

19 octobre 2006

Mixité des toilettes des Tanneurs

La porte des toilettes du milieu du premier étage du bâtiment des Tanneurs de la fac de Tours (multigénitivons un brin, voulez-vous ?) ne comportait la semaine dernière encore, qu'une plaque indiquant par un pictogramme machiste (les filles en jupe !) que les commodités n'était accessibles qu'aux sat pissers. Cela constituait une flagrante discrimination envers ce que d'autres machistes appellent par ailleurs le sexe fort. Après enquête de ma part (enquête qui m'a d'ailleurs évité de m'en réferer au Président de la fac, dont le directeur du cabinet a par ailleurs gentiment répondu à ma précédente jérémiade), il se trouve en fait que la deuxième plaque, figurant un personage sans jupe a été retirée, par les soins d'un délinquant pointilleux ou d'un collectionneur opportuniste. Heureusement, cette semaine la mixité de l'accès aux toilettes (habituellement assez rare, du reste) au sein de l'étage, a été rétablie grâce à la pose -trop peu remarquée, je le crains- d'un nouvel écriteau (dessineau ?) inassorti à son voisin féminin, mais bien légitime au regard de l'égalité des chances en matière de lieux d'aisances universitaires.

J'ai eu l'occasion de constater combien vous, lecteurs, n'êtes pas les seuls à n'avoir cure de ce genre de révolution dans ma vie quotidienne en observant pas plus tard que tout-à-l'heure combien dans l'esprit de tous l'erreur d'indication initiale me semble peu réparable. En effet, vers 13h22, je me suis rendu sur place. Mais il semblerait que la ségrégation y ait toujours cours, et qu'elle soit même teintée d'un flagrant mépris. C'est ainsi que des paires d'yeux curieuses, que dis-je, assassines m'ont foudroyé silencieusement pour me faire comprendre que je n'avais que faire en ces lieux. Quel dommage, de si jolis yeux. Ma timidité à ce moment-là (dûe à ma conception romantico-manichéenne des relations humaines) m'ont retenu de crier "Bordel, moi aussi j'ai le droit d'y être dans ces chiottes".

14 août 2006

Un temps périt

Le souvenir de l'âpre hier

Veut survivre aux intempéries

Mais il est l'heure de la prière ;

C'est ainsi lorsqu'un temps périt.

28 juillet 2006

Participer de

Connaissez-vous l'expression "participer de" ? Contrairement à ce que quelques pédants croient en l'utilisant, elle ne sert pas de synonyme gargarisant à l'expression "participer à", mais signifie "relever de" ou "présenter les caractères de".

J'ai visité récemment le Clos Lucé à Amboise (dernière demeure de Léonard de Vinci, qui est selon mon petit jugement et ma maigre culture l'un des plus grands penseurs de tous les temps). A l'issue d'une visite globalement assez décevante*, on nous y projette un film (plutôt médiocre) sur le maître italien. L'expression "participer de" y est utilisée au moins à deux reprises dans le sens de "participer à", et personne ne dit rien.

Ladite locution (est-ce bien une locution ?) est rare, certes, mais je l'ai entendue récemment dans la bouche de François Hollande** dans l'émission (intéressante) "Le Contrat" sur LCP. J'ai cru le prendre en cuistre, mais je ne pense pas. Il faut dire que dans certaines phrases, les sens se recoupent, comme par exemple si on dit "Nos efforts participent à la sûreté nationale", ça revient un peu à dire "Nos efforts participent de la sûreté nationale". Ca m'apprendra à vouloir piéger les énarques.

 ____

* La visite de la maison de Léoci de Vingtnard est intéressante, on y voit du mobilier d'époque ou ultérieur, ainsi qu'une pléiade de citations de l'oeuvre littéraire du génie, citations qui prêtent à réfléchir et qui mettent un peu d'interactivité dans la froideur du lit à baldaquin. Le problème, c'est que toute la suite de la visite (jardins et minifilms) s'articule autour de ces extraits. A la fin, on a pas appris grand chose sur Léonard, mais on connait par coeur ses citations (parfois bidons), récitées par des acteurs à la voix grave et barbue ! Finalement, on tourne en rond, puisqu'on ressasse toujours les mêmes infos et que le touriste est pris pour un imbécile (la moitié des "machines géantes" sont des atrappe-cons). De plus, il faut payer en plus pour voir l'expo sur la Cène (tableau de De Vinci notamment détourné pour le chef-d'oeuvre scénaristique Da Vinci Code), et les visites guidées n'ont lieu que le matin (et le matin, je dors). Une déception, pour le prix que ça coûte ... (Tout ça n'engage que moi !)

** Ma mère me faisait remarquer que le couple Royal-Hollande n'était pas vraiment avantagé au niveau patronymique pour devenir président de la République Française ! C'est pas faux !

15 mai 2006

Coquille verbale

J'ai une erreur de France Info à soumettre, comme MuMM qui avait relevé cette absurdité et ce non sens. La mienne relève de mon programme de biologie, celui-là même qui me fait beaucoup de peine tellement je le trouve inintéressant. Je vais vous la donner, mais avant, il faut que je donne mon avis sur un p'tit truc !

Je trouve que le Da Vinci Code ne remet pas du tout en cause le dogme chrétien actuel, dans la mesure ou les gens sont un peu cultivés. Avec le bruit que fait la sortie du film, je doute que quelqu'un croît l'intégralité des sornettes que nous raconte Dan Brown. Il suffit de connaître un peu les religions pour voir que le scenario est une plus belle machination que l'histoire elle-même. Je ne dirais qu'une chose : c'est prodigieux de la part d'un auteur de réussir à détourner aussi bien l'Histoire : je suis pressé de voir le film ! Il y a assez de journaux, chrétiens ou pas (Famille Chrétienne ou Science et Vie, par exemple) qui consacrent des dossier entiers à dissocier le vrai du faux, et heureusement qu'ils sont là ! Il faut simplement s'assurer que les gens soient capables d'un esprit critique vis-à-vis de ce film, et ça marchera. Malheureusement, il y en aura toujours pour croire secrètement que l'Eglise est aussi pourrie que ça, que nous sommes cernés par des conspirateurs, et que tous les gens au pouvoir sont corrompus ... Il faut quand même que j'avoue que je n'ai PAS lu le livre ! J'en étudié pas mal d'extraits en anglais l'année dernière et je me suis pas mal renseigné, mais évidemment ça serait mieux !

Je peux donc vous parler enfin de la coquille verbale entendue sur France Info. Le journaliste parlait de "reconstituer la cellule ADN du Christ". Aberration ! L'ADN est une molécule, donc des millions de fois plus petite qu'une cellule ! Heureusement que j'écoute la radio, sinon je me demanderais ce que je fais en Terminale Scientifique ...

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