26 février 2007
Ce blog est fini
01:57 Publié dans 2005, souvenez-vous, Actu, Blogs, Bribes de programme, Chenin faisant, Chronique du clivage, Cinturse, Clichés, Clichés (encore), Clichés (toujours), Clichés, deuxième, Contributions, Coup de goeur, Etudiant en LEA à Tours, Festival de Jazz, Flash, Foulard, Heptakaidécagraphes, Interdit donkey, Jazz en Touraine 2006, J'accuse, Lingettes du four, L'émail des mots, Moi, Photos de Tours, Vraquées | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note | Tags : blog fini, stop, blog, blogs, oranginal, blog oranginal
29 janvier 2007
Ocre mais gris
Si j'avais été cette brune aux allures de rouquine, j'aurais aimé porter cette jupe indienne –long tissu ocre mais gris ou siège et se dessine l'odeur d'une paire de cuisses fraîches, blanches et terre-de-sienne.
22 janvier (mais j'ai écrit 23)
08:48 Publié dans L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
06 décembre 2006
Halgorologie, brizère, jacavarer
Évidemment, pijjul, jamais vu. Deux j consécutifs, pas d’hésitation. Ensuite, des mots qui, pour quelqu’un qui pratique quotidiennement le Français, ne font pas de doute. Je me demande par contre où les auteurs d’un tel test ont été chercher leurs pièges : cardilophe, filegemment, ordicter, bourvonne, gorsoir, virtibuel, surtagitation, viliesque, gargodonte (+ ceux du titre de cette note !) … j’ai repéré en tout cas que ces néologistes statisticiens apprécient particulièrement les mots débutant par la lettre P. Ne sont-ils pas tellement suggestifs ?
Nous avons le périrophe, qui ressemble à un terme d’architecture ou de grammaire, le phébardage qui ressemble à un archaïsme de la marine, pandoyer et plaîdre, deux verbes qui collent bien au jargon médical ou peut-être judiciaire, la plaugue et le ploud (genres estimés !) ne donnent pas envie de tomber dedans, phalancodre rappelle un monstre mythologique, parambule fait rêver, Pambala est une ville du Mozambique, mais pas un mot français.
Vers la fin du test, les vrais pièges se tendent au francophone : félon, épitaphe, pourpoint, taurillon, rhapsodie, sibyllin et simiesque figurent bien dans le dictionnaire, mais ne font pas partie du vocabulaire fréquent de jeunes de 17 ans !
Après le test reprend le difficile exposé des militaires qui nous encadrent sur la citoyenneté et la défense (les militaires n’ont pas de problèmes avec les mots, mais ils partagent en général avec les sportifs cette capacité d’apprendre de nombreux termes techniques sans jamais savoir à quelle sauce les mettre dans une phrase (cette reflexion est très arrogante)). Comme pour continuer le test sur le discernement lexicologique, le grisonnant attaque en faisant remarquer que la première mission de l’armée est d’annihiler les velléités de belligérance. Tout le monde soupire, et trouve ça relou. Petit jeu : que vous suggèrent les mots du deuxième paragraphe ?
11:35 Publié dans L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : néologismes, hapax, apax, mots, japd, francais, armée
24 novembre 2006
Deux mots qui bouleversent
A ma grande surprise, et après sept années passées à apprendre vaguement l'anglais, j'ai compris hier soir que le mot enough se prononçait [ı'nʌf] et non pas [ı'nʌθ], comme je l'avais toujours cru.
J'étais presque autant choqué que le jour, ou, farfouillant dans le dictionnaire culturel de la Bibliothèque de Tours ou je me trouvais cet été, j'ai découvert que le mot hiatus ne s'écrivait pas iatus. J'avais aussi fait la connaissance de hiatal, son adjectif dérivé, qui a rien a envier à mon iatutique fantasmé.
08:56 Publié dans L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : phonétique, phonetics, fromont, enough, iatus, hiatus, iatutique
07 novembre 2006
Les jeunes loups
Les jeunes loups ambitieux, le doctorat en poche
Qui, par devant pendouille de leurs chemises rayées
Ne parlent jamais mieux qu'un inculte vieux, moche,
Mais luisant de la rouille de ses vertes années.
00:18 Publié dans L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24 octobre 2006
Singing scaffoldings
Le tournevis, la perceuse,
Le marteau, la tronçonneuse :Les ouvriers des Tanneurs n'ont rien oublié
Oui, faute de ne faire des étincelles
Et même, cet après midi ils ont ajouté
A ces instruments
Un p'tit supplément ...
Qu'avec la chaîne de sa scie,
D'un coup l'un d'eux s'est dit :
Allez ! Va chercher la radio, Marcel !
Mets Supertramp, vas-y,
Les étudiants s'ennuient !
Son public (forcé) acquis
(Le tédé de civi),
Le travailleur alerte ...
A poussé la chansonnette !
Vers 15h00, côté Ouest des Tanneurs, sur l'air de Breakfast in America ; marrant.
00:54 Publié dans Etudiant en LEA à Tours, L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : fac de Tours, tours, ligérienne, université, travaux, tanneurs
19 octobre 2006
Mixité des toilettes des Tanneurs
La porte des toilettes du milieu du premier étage du bâtiment des Tanneurs de la fac de Tours (multigénitivons un brin, voulez-vous ?) ne comportait la semaine dernière encore, qu'une plaque indiquant par un pictogramme machiste (les filles en jupe !) que les commodités n'était accessibles qu'aux sat pissers. Cela constituait une flagrante discrimination envers ce que d'autres machistes appellent par ailleurs le sexe fort. Après enquête de ma part (enquête qui m'a d'ailleurs évité de m'en réferer au Président de la fac, dont le directeur du cabinet a par ailleurs gentiment répondu à ma précédente jérémiade), il se trouve en fait que la deuxième plaque, figurant un personage sans jupe a été retirée, par les soins d'un délinquant pointilleux ou d'un collectionneur opportuniste. Heureusement, cette semaine la mixité de l'accès aux toilettes (habituellement assez rare, du reste) au sein de l'étage, a été rétablie grâce à la pose -trop peu remarquée, je le crains- d'un nouvel écriteau (dessineau ?) inassorti à son voisin féminin, mais bien légitime au regard de l'égalité des chances en matière de lieux d'aisances universitaires.
J'ai eu l'occasion de constater combien vous, lecteurs, n'êtes pas les seuls à n'avoir cure de ce genre de révolution dans ma vie quotidienne en observant pas plus tard que tout-à-l'heure combien dans l'esprit de tous l'erreur d'indication initiale me semble peu réparable. En effet, vers 13h22, je me suis rendu sur place. Mais il semblerait que la ségrégation y ait toujours cours, et qu'elle soit même teintée d'un flagrant mépris. C'est ainsi que des paires d'yeux curieuses, que dis-je, assassines m'ont foudroyé silencieusement pour me faire comprendre que je n'avais que faire en ces lieux. Quel dommage, de si jolis yeux. Ma timidité à ce moment-là (dûe à ma conception romantico-manichéenne des relations humaines) m'ont retenu de crier "Bordel, moi aussi j'ai le droit d'y être dans ces chiottes".
16:09 Publié dans L'émail des mots, Moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : toilettes, fac, ligérienne, humour, tours, tanneurs
14 août 2006
Un temps périt
Le souvenir de l'âpre hier
Veut survivre aux intempéries
Mais il est l'heure de la prière ;
C'est ainsi lorsqu'un temps périt.
00:47 Publié dans L'émail des mots, Moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
28 juillet 2006
Participer de
Connaissez-vous l'expression "participer de" ? Contrairement à ce que quelques pédants croient en l'utilisant, elle ne sert pas de synonyme gargarisant à l'expression "participer à", mais signifie "relever de" ou "présenter les caractères de".
J'ai visité récemment le Clos Lucé à Amboise (dernière demeure de Léonard de Vinci, qui est selon mon petit jugement et ma maigre culture l'un des plus grands penseurs de tous les temps). A l'issue d'une visite globalement assez décevante*, on nous y projette un film (plutôt médiocre) sur le maître italien. L'expression "participer de" y est utilisée au moins à deux reprises dans le sens de "participer à", et personne ne dit rien.
Ladite locution (est-ce bien une locution ?) est rare, certes, mais je l'ai entendue récemment dans la bouche de François Hollande** dans l'émission (intéressante) "Le Contrat" sur LCP. J'ai cru le prendre en cuistre, mais je ne pense pas. Il faut dire que dans certaines phrases, les sens se recoupent, comme par exemple si on dit "Nos efforts participent à la sûreté nationale", ça revient un peu à dire "Nos efforts participent de la sûreté nationale". Ca m'apprendra à vouloir piéger les énarques.
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* La visite de la maison de Léoci de Vingtnard est intéressante, on y voit du mobilier d'époque ou ultérieur, ainsi qu'une pléiade de citations de l'oeuvre littéraire du génie, citations qui prêtent à réfléchir et qui mettent un peu d'interactivité dans la froideur du lit à baldaquin. Le problème, c'est que toute la suite de la visite (jardins et minifilms) s'articule autour de ces extraits. A la fin, on a pas appris grand chose sur Léonard, mais on connait par coeur ses citations (parfois bidons), récitées par des acteurs à la voix grave et barbue ! Finalement, on tourne en rond, puisqu'on ressasse toujours les mêmes infos et que le touriste est pris pour un imbécile (la moitié des "machines géantes" sont des atrappe-cons). De plus, il faut payer en plus pour voir l'expo sur la Cène (tableau de De Vinci notamment détourné pour le chef-d'oeuvre scénaristique Da Vinci Code), et les visites guidées n'ont lieu que le matin (et le matin, je dors). Une déception, pour le prix que ça coûte ... (Tout ça n'engage que moi !)
** Ma mère me faisait remarquer que le couple Royal-Hollande n'était pas vraiment avantagé au niveau patronymique pour devenir président de la République Française ! C'est pas faux !
15:25 Publié dans L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : royal, hollande, de vinci, langue française, dictionnaire, clos lucé, amboise
15 mai 2006
Coquille verbale
J'ai une erreur de France Info à soumettre, comme MuMM qui avait relevé cette absurdité et ce non sens. La mienne relève de mon programme de biologie, celui-là même qui me fait beaucoup de peine tellement je le trouve inintéressant. Je vais vous la donner, mais avant, il faut que je donne mon avis sur un p'tit truc !
Je trouve que le Da Vinci Code ne remet pas du tout en cause le dogme chrétien actuel, dans la mesure ou les gens sont un peu cultivés. Avec le bruit que fait la sortie du film, je doute que quelqu'un croît l'intégralité des sornettes que nous raconte Dan Brown. Il suffit de connaître un peu les religions pour voir que le scenario est une plus belle machination que l'histoire elle-même. Je ne dirais qu'une chose : c'est prodigieux de la part d'un auteur de réussir à détourner aussi bien l'Histoire : je suis pressé de voir le film ! Il y a assez de journaux, chrétiens ou pas (Famille Chrétienne ou Science et Vie, par exemple) qui consacrent des dossier entiers à dissocier le vrai du faux, et heureusement qu'ils sont là ! Il faut simplement s'assurer que les gens soient capables d'un esprit critique vis-à-vis de ce film, et ça marchera. Malheureusement, il y en aura toujours pour croire secrètement que l'Eglise est aussi pourrie que ça, que nous sommes cernés par des conspirateurs, et que tous les gens au pouvoir sont corrompus ... Il faut quand même que j'avoue que je n'ai PAS lu le livre ! J'en étudié pas mal d'extraits en anglais l'année dernière et je me suis pas mal renseigné, mais évidemment ça serait mieux !
Je peux donc vous parler enfin de la coquille verbale entendue sur France Info. Le journaliste parlait de "reconstituer la cellule ADN du Christ". Aberration ! L'ADN est une molécule, donc des millions de fois plus petite qu'une cellule ! Heureusement que j'écoute la radio, sinon je me demanderais ce que je fais en Terminale Scientifique ...
11:30 Publié dans L'émail des mots | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




