26 février 2007

Ce blog est fini

C'est pas que je l'arrête, c'est qu'il est terminé. Ce mois de février est un tournant pour moi, j'ai des tas de choses très passionantes à faire, j'ai des projets, je m'intéresse à beaucoup de choses nouvelles qui me prennent beaucoup de temps, et mon appareil photo ne marche plus ... merci à ceux qui m'ont lu ! Peut-être à l'année prochaine, si l'envie de reprendre le clavier me tente ... :)

30 janvier 2007

"Jaurès opposable"

En ce jour de sortie et de distributions tracales pour les syndicats faqueux, j'ai décidé de politiquer un peu en vous parlant de ce qui est devenu mon hebdo favori depuis un mois (un mois demain, car il sort le mercredi), Le Canard Enchaîné. Je voulais vous faire un article plus complet, mais comme ce blog est la somme d'articles plus courts que prévus et d'articles qui auraient dû exister mais que je n'ai jamais rédigés, ce petit interlude suffira bien.

Cette petite note, donc, pour vous signaler dans l'édition du 24 janvier un très bel article sur l'absurdité de l'utilisation de la figure de Jaurès par un politicien de droite. C'est "Pour un Jaurès opposable", de Jean-Luc Porquet. Vous pouvez courrir chercher le dernier journal de votre marchand de tabac pour le lire si ça vous intéresse. Je vous le recommande, c'est plus intelligent quand même qu'une bête vidéo du MJS ... Si c'est trop tard pour acheter l'édition de la semaine dernière, tant pis, achetez celle de cette semaine, ça mange pas de pain (1€20, pas de pub), et : parcourrez les couloirs de la fac de Tours. Car j'ai placardé quelques photocopies de l'article en question aux Tanneurs (sur le tableau des petites annonces (premier étage), sur celui des communistes (cafète), dans le couloir (des amphis A, B, et C), et sur le tableau de l'UNEF (mais celle-là a déjà disparu)). Je doute que beaucoup de monde ne s'arrête pour en faire la lecture, mais j'aime le débat. Et le débat, y'en a pas.

29 janvier 2007

Trop tiède

Et en dehors de ces quelques photos carrées, j'essaie de lire. Mes transactions de ce midi à la béhu :
  • Rendu "Le XXème siècle" (Nouschi). Bouquin de la taille d'un demi parpaing vivement conseillé par le binoclard de la BS d'Histoire, bien que "trop synthétique" à son goût. Pas touché.
  • Prolongé "Qu'est-ce que le nazisme" (Kershaw). Préambule historiographique bien long, que j'envisage de sauter si les sept jours qui me restent pour lire le reste suffisent.
  • Emprunté "La tyrannie de la communication" (Ramonet). Intéressant quoi que déjà vieux (1999). Je voulais les "Propagandes silencieuses" (du même journaliste du Monde Diplo), dont deux exemplaires devraient se trouver en socio, mais ont disparu (peut-être empruntés sans date de retour par des bibliothécaires peu scrupuleuses, d'après l'une d'entre elle, du temps des fiches d'emprunts (c-à-d avant la semaine dernière pour ce département) aujourd'hui supplantées par un système informatique assez performant). Lu un quart cet aprèm.
  • Gardé "Du contrat social" (Rousseau). Il m'a fallu plusieurs essais de "commande" à la bibli pour en obtenir une version "de poche" (passage notable par une version illisible proposant des photographies grand format du manuscrit initial en vieux françois). Mais, si je vais le lire (plus que dix jours).

24 décembre 2006

Nico Nu, comme un vers

Vendredi midi, Nico Nu (l'artiste-peintre que ce blog suit, notamment en noir et blanc depuis quelques semaines ... , ou ...) présentait quelques-uns de ses futurs projets à la béhu. Vous ne reconnaisez pas les locaux ? Ah, normal, c'est l'étage dont il écrit partout qu'il est interdit aux étudiants ! Ma première surprise a été d'apercevoir parmi les privilégiés ayant assisté à ce vernissage l'amie Tinou.

La première partie du boulot de Nico repose tout d'abord sur l'établissement d'une nouvelle signalétique pour le bâtiment des Tanneurs ; mais d'ici la fin de la construction des nouveaux bâtiments du bord de Loire, tout peut arriver ... Tinou vous propose ici quelques autres clichés des travaux de Nico.

Nico travaille également sur une série de tableaux gigantesques prêtant une activité curieusement intense à l'Île Simon, qui fait face aux Tanneurs. Bientôt, dans un escalier éponyme, trôneront ces chefs-d'oeuvre aux couleurs naïves et aux thématiques farfelues  ...

Nico m'avait fait comprendre il y a quelques semaines que cette collection devait encore rester secrète, mais ... puisqu'il a pris le parti d'inviter des bloggueurs pour arroser les premiers fruits de son boulot, c'est bien qu'il ne s'oppose pas à ce que l'on donne d'ores-et-déjà son avis sur ces toiles insulaires ... Je pense même avoir suffisamment peu de visites sur ce blog pour vous révéler laquelle je préfère : elle s'appelle "l'île simon à travers l'histoire de tours" (la graphie de Nico Nu a pour habitude de ne faire figurer aucune majuscule ; quatre dans ce titre ont été sacrifiée !). "l'île simon à travers l'histoire de tours" figure sur l'avant-dernière photo de cet article, et vous pouvez l'agrandir en cliquant dessus ! Je vous laisse découvrir ! Les légendes de ces fausses cartes rendent en fait soudainement l'abstrait accessible et ludique, dirait le guide.

La troisième surprise après Tinou et ces tableaux (que je n'avais jusqu'ici vus qu'à l'état de croquis dans un des carnets préparatoires de Nico) fut évidemment la superbe vue sur Tours qu'offre le balcon de la cinquième béhu (étage appellé à changer de nom, d'ailleurs, oups, j'en dis trop !). Je publie ici cette image prise quelques dizaines de mètres au dessus de Caesarodunum, et ou apparaissent souriants Tinou et Nico (Nico avait pourtant entrepris de poser son verre de blanc pour la photo, mais ... raté !). Tinou a par ailleurs diffusé une photo de moi sur son blog, ou j'apparais en orange (et non pas en rouge !), mais surtout complètement décoiffé, ce qui n'étonnera personne, mais qui n'aura sans doute pas échappé aux autres participants de cette amicale rencontre qui devaient se demander qui était ce malotru chevelu, et surtout : qu'est-ce qu'un blog ?. Après ces clichés aux côtés de Nico, et face au vent froid, les batteries de mon appareil ont rendu l'âme et mon photo-reportage a pris fin.

Le boulot de Nico Nu aux Tanneurs ne fait que commencer, nous l'espérons ... 

(z'avez vu l'heure ? le mois de vacances commence bien) 

22 décembre 2006

Lussault-Dassault ?

19 décembre 2006

Cafète des Tanneurs

(Pour ceux qui ne comprennent jamais quand je parle des Tanneurs, c'est le bâtiment de la fac "littéraire" de Tours,(mais pas seulement))

(Headnote : Je repousse encore le début de mes révisions pour mon examen de civilisation hispano-américaine pour écrire cet article. Je sais qu'il faudrait s'y mettre, quand même, à réviser ce partiel qui est dans trois heures, mais raah j'ai perdu l'habitude de travailler moi, avec tout ça (mauvaise foi ?))

La cafète des Tanneurs est nulle. Elle ferme tôt l'après-midi, ses sandwiches sont mauvais, il y a sept tables pour quelques milliers d'étudiants. Pour l'instant seule sa signalétique va être améliorée ...

En début d'année, partant à l'affût d'un petit café, je cède aux yeux doux que me fait la machine à café qui se trouve à trois mètres du zinc de la cafète sus-citée, et dont les jus se vendent 25 centimes moins chers qu'au comptoir. Une fois le liquide écoulé (sous un projecteur) dans son récipient de plastique (qui n'a rien à envier à celui servi par les humains), je m'aperçois qu'il manque un objet indispensable à la bonne ingurgitation de ma boisson : une "touillette" afin de mélanger le sucre-du-fond avec la mousse-de-la-surface. Je vais la réclamer poliement, à quelques pas de là, à une vendeuse de la cafète. "Bien sûr", me répond-elle en choisissant un bout de plastique dans une caisse en contenant assez jusqu'en juin. Elle me le tend. Soudain (oui, oui, soudain), sa collègue surgit et me demande "c'est un café de la machine ?". Et, à mon honnête réplique, la malheureuse touillette replonge parmi ses pâles congénères. Je propose de la racheter pour 25 centimes, mais on me demande de m'écarter (il n'y a pesonne d'autre à servir). J'étais pressé ce jour-là, mais j'aurais aimé m'asseoir à une table de la cafète, voir si c'est autorisé.

Aujourd'hui, je demande de la monnaie sur mon billet de cinq euros pour acheter un café à la machine (qui je le rappelle, est à l'intérieur de cette minable cafète), mais la dame n'a "pas le temps".

Je me demande si elles bossent vraiment pour la fac, ces serveuses (pourtant très accueillante quand on leur achète quelque chose) ou si elles sont à ce point contraintes de faire du chiffre et ne pedre aucune seconde, comme à McDo (peut-être ont-elles des consignes strictes) ... Leur boulot n'est-il pas d'accueillir correctement les étudiants qui s'offrent une pause café (après avoir attendu qu'une table se libère) ? Les deux employées font leur boulot en tout cas, et doivent bien remplir leurs 35 heures. Est-ce que ce n'est pas le rôle de la fac de rajouter un poste (un étudiant, par exemple, puisqu'il faut payer pour étudier ...) ?

La cafète ferme à 14h30 le mercredi, mais à 14h23 c'est déjà plus la peine. 

15 décembre 2006

Errons cendrés

La semaine dernière, j'ai reçu une convocation à une réunion qui a lieu aujourd'hui. Je suppose qu'elle m'est adressée car j'ai accepté, avec trois autres pigeons camarades, de servir de délégué à l'ensemble des élèves de LEA (d'ailleurs va savoir pour les élections demandes de volontariat ont eu lieu dans notre classe). Seulement, le fait que cette lettre ait un rapport avec ma scolarité d'étudiant en LEA est une hypothèse, car l'entête du courrier parlait d'un "secrétarait aux études hispanique et portugaise", ce qui n'a a priori pas de rapport avec la choucroute. Je dis que j'ai reçu une convocation, une lettre, mais c'est un bien grand mot : pas de bonjour, pas de "vous êtes convié à la réunion qui aura lieu ...", pas de numéro à contacter, juste "réunion telle heure tel jour" imprimé en gros sur un A4.

Le plus surprenant est qu'il n'y a pas la moindre trace de résidu d'ordre du jour, ce qui fait que je vais me rendre à une réunion à la manière d'un chinois qui visite la tour Eiffel. Vous me direz, j'aurais pu anticiper, et savoir ce qu'il faut ordinairement préparer pour ce genre de réunion ... non. Pas la moindre idée de mon rôle dans l'histoire. Désignés mi-novembre, les délégués n'avons en aucun cas été informés de ce qu'il fallait faire. La professeur chargée de nous recruter avait besoin de quatre noms et était très déçue que personne ne lève le doigt pour représenter ses camarades (devant qui ? quand ? ... vagues explications mais elle n'en sait pas plus), alors quatre personnes ont fini par s'inscrire sur le coin d'une feuille, avec leurs noms et numéros. J'ai entendu dire que nos numéros avaient été communiqués à des étudiants, mais en tout cas, pas à ceux de notre classe.

Et Tony (mon collègue) et moi, qui voulons nous assurer cet après-midi que nous ne nous trompons pas de rendez-vous (personne ne fait de Potugais en LEA !) ... Au bureau de notre scolarité, naturellement, personne n'a entendu parler d'une telle réunion. Les bureaux de filière (comme la cafète, d'ailleurs) sont fermés le vendredi après-midi, ce qui est très pratique. Les quelques professeurs familiers qui passent par là ne connaissent pas non plus ... On nous balade encore un peu d'un guichet à l'autre, rien. Le site internet de la fac est on ne peut plus muet, démerdons-nous.

Oui, démerdons nous, c'est le maître-mot de la fac.

(On a laissé un message sur le tableau des Tanneurs ...)

13 décembre 2006

Double test à la béhu

Rédigé hier.

Les étudiants de psycho et de socio réalisent eux-mêmes des expériences en lien avec leurs études, souvent sur leurs collègues faqueux : ils nous soumettent des épreuves tordues, nous posent des questions surprenantes, nous font répéter des phrases étranges … afin, j’imagine, de compiler des informations sur nous, pauvres anthropomorphes pour donner du poids à ce qu’ils apprennent en cours, ou, dans certains cas, de compléter leurs propres mémoires ou thèses.

Tout à l’heure, avant mon partiel de version espagnol (qui était long et difficile), j’ai été la cible de l’une de ce genre d’études. A la béhu (bibliothèque universitaire), une étudiante parcourait la salle pour réclamer aux travailleurs attablés une participation à un questionnaire. Il me semble que les étudiants acceptent souvent, mais plus curiosité que par réel esprit d’entraide ! J’ai donc moi aussi accepté de remplir ledit formulaire. Les inconnus qui m’entouraient ont tous également interrompu leurs activités pour participer. La jeune fille distribue à chacun une feuille marquée du sceau de l’Université (le R, de François Rabelais !).

Pour chaque affirmation il nous y est demandé de répondre sur une échelle de 1 à 10 entre pas du tout d’accord et tout à fait d’accord. A peine avons nous tous commencé à parcourir le document que nous relevons le nez d’un air gêné pour observer les réactions de nos voisins. Deux premières propositions : « Il n’est pas nécessaire d’être amoureux pour avoir des relations sexuelles » et « Je regarde régulièrement des films pornographiques ». Plus loin (de mémoire) : « Faire l’amour en groupe est un de mes fantasmes » …

L’étudiante reviendra plus tard expliquer que son étude cherche à étudier l’hypothèse selon laquelle les femmes auraient une vision de l’amour plus sentimentale que les hommes, tandis que ces derniers seraient plus portés sur l’amour physique (en effet, le sondage réclame le sexe et l'âge de ses participants). C’est à partir de ce moment-là que je me suis demandé si le test portait sur les réponses données par les étudiants, ou sur la façon dont ils auront affronté leur questionnaire :

Non loin de moi, deux mecs rigolent beaucoup et entourent les chiffres à la va-vite et se vannant. En face d’eux, un autre a laissé tombé, et leur explique à voix basse qu’il ne peut vraiment pas compléter ça au milieu de tout le monde. Le type en face de moi n’a pas compris comment répondre, il me demande sans broncher : « comment je fais pour mettre tout à fait d’accord à la première question ? » (sic). Personnellement, je dois avouer que je suis un peu déconcerté par la teneur des questions et je mets mon coude devant ma feuille pour répondre. Tandis que je cherchais à tenir autrui à l’écart de mes convictions personnelles, j’aurais aimé pouvoir scruter d’autres réactions !

Sans le savoir, nous avons peut-être aussi contribué à une étude portant sur la facilité des gens à parler de leur sexualité… On peut même imaginer qu’il y avait, derrière une pile de livres, des caméras surveillant l’expression de nos visages ! 

11 décembre 2006

Ce tableau est photographié quotidiennement et lessivé périodiquement

En marge de ce cadre lichen aux ambitions iségoriaques, des pancartes jonquilles ont fleuri depuis vendredi soir sur le formidable. Techniquement, c'était un peu laborieux à accrocher ; la suite bientôt.

10 décembre 2006

Dépression lacustre

Ce blog n'a pas seulement l'ambition de gagner le concours du plus grand nombre de photos prises de l'atroce passerelle des Tanneurs ; il revendique également le droit au débouchage du sytème d'évacuation de son palier principal en temps de pluie (autres propositions : construire une sur-passerelle enjambant la flaque, prêter des bottes aux étudiants).

Quelques autres spécificités ponctuelles de ce blog (je vous mâche le travail) : publier des panoramiques verticales, commenter mes photographies d'une seule et longue phrase, aborder des thèmes peut-être (un peu) mineurs (je fais peut-être ça pour essayer de changer de style, mon Dieu que c'est dur).
 
(J'écoute Matmatah et c'est super) A force de multiplier les footnotes, je ne sais pas comment les mettre en police [Et tes partiels, tu t'y mets quand ?]

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