26 février 2007
Ce blog est fini
01:57 Publié dans 2005, souvenez-vous, Actu, Blogs, Bribes de programme, Chenin faisant, Chronique du clivage, Cinturse, Clichés, Clichés (encore), Clichés (toujours), Clichés, deuxième, Contributions, Coup de goeur, Etudiant en LEA à Tours, Festival de Jazz, Flash, Foulard, Heptakaidécagraphes, Interdit donkey, Jazz en Touraine 2006, J'accuse, Lingettes du four, L'émail des mots, Moi, Photos de Tours, Vraquées | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note | Tags : blog fini, stop, blog, blogs, oranginal, blog oranginal
15 novembre 2006
De la musique comparée à la politique
Article en décomposition parmi mes brouillons de notes depuis trois bonnes semaines ... je le finis, je le publie. Version courte et moins chiante : passez directement au quatrième paragraphe*.
Mumm est trop curieux.
Je me suis rendu samedi soir à un concert des "Bon Becs" (quatre clarinettes et un percussionniste), c'est un groupe remarquable qui exploite à fond les ressources de leur instrument phare. Leur spectacle est mis en scène de façon amusante et originale, sans prétention. Des pros qui m'ont rappelé Didier Lockwood.

La photo ci-dessous ne représente pas les Bon Becs, mais une partie de la classe de clarinettes de Montlouis qui a débuté le spectacle et dont mon petit frère fait partie (le petit blond à gauche sur la photo). Il y avait aussi, le lendemain un concert de l'UDESMA 37 (en présence de Marcel Chapuis, compositeur de jazz dont notre orchestre a massacré deux morceaux en guise de première partie...), le lendemain, auquel j'ai eu la flemme de participer, et dont voici une photographie (il faut toujours se dire que quelqu'un que ça interessera finira par tomber dessus, c'est un de mes credos de blogging) :

Et enfin, je voulais vous livrer une douce métaphore qui m'est tombée dans le cerveau lors d'un de ces concerts récemment, et que je vous avais promise ici.
*Alors que j'étais en train de jouer du tambourin pendant un concert (ou peut-être d'un autre instrument ingrat), je regardais le petit nouveau à qui nous (nous : les anciens de l'orchestre ...) avions laissé la partie de batterie (qui, elle, est plus gratifiante que la partition de maracas, vous en conviendrez). Globalement, et sans méchanceté, ce n'était pas parfait, mais je me sentais assez content d'avoir pu laisser l'opportunité à un jeune de tenir un partie soliste importante. D'habitude, il prend systématiquement les claviers (les mallets), et d'ailleurs il est plutôt très doué pour cela (de mon côté, j'ai vraiment perdu en lectures de notes et j'ai toujours eu la flemme de travailler mon xylo ; bref, je suis nul pour ça). Jouer, à un concert, la partie de batterie (drums), est, je pense, un peu impressionnant au début, mais accroît certainement considérablement la confiance du musicien en lui-même. Sauf qu'en situation de concert, d'aucuns auraient pu nous reprocher de ne pas faire au mieux pour un rendu global optimal : l'intégration du nouveau, c'est bien, mais le son global de l'orchestre alors ? Tout est une question de choix au sein du pupitre, et bien sûr , de la volonté du chef d'orchestre, qui n'est bien sûr pas étrangère à ce genre de décisions cruciales. Le meilleur batteur de la troupe était absent ce jour-là, et lui choisir un remplaçant s'apparentait presque à un choix politique.
Ce que je me suis dit, c'est simplement que cette solution en matière de répartition des partitions était un choix qui s'apparente à une politique de gauche, et que prioriser le résultat sonore immédiat en collant à la batterie un batteur confirmé aurait été plus droitiste. Cliché, mais j'arrive pas à m'en décoller de celui-là. Evidemment, la droite est aussi pour l'intégration des jeunes, mais peut-être plus dans une optique de rendement, alors que la gauche, selon moi, milite plus souvent pour que chacun trouve sa place dans la société, fut-il plus ou moins aidé dans cette quête (quête que la droite considère certainement comme strictement personnelle lorsqu'elle parle d'une société trop assistée).
Je ne dis pas que notre chef d'orchestre se moque de ce qu'entend notre maigre public, je ne dis pas qu'il est de gauche (qu'en sais-je ?), je dis simplement que mon analogie est peut-être révélatrice de deux grandes idéologies tout-à-fait défendables qui dirigent le monde : culture de la solidarité ou bien culture de l'efficacité ? (débat à suivre)
09:58 Publié dans Chenin faisant, Chronique du clivage, Moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : musique, orchestre, politique, udesma 37, udesma, bons becs, clarinette



