26 février 2007

Ce blog est fini

C'est pas que je l'arrête, c'est qu'il est terminé. Ce mois de février est un tournant pour moi, j'ai des tas de choses très passionantes à faire, j'ai des projets, je m'intéresse à beaucoup de choses nouvelles qui me prennent beaucoup de temps, et mon appareil photo ne marche plus ... merci à ceux qui m'ont lu ! Peut-être à l'année prochaine, si l'envie de reprendre le clavier me tente ... :)

15 novembre 2006

De la musique comparée à la politique

Article en décomposition parmi mes brouillons de notes depuis trois bonnes semaines ... je le finis, je le publie. Version courte et moins chiante : passez directement au quatrième paragraphe*.
Mumm est trop curieux.
Je me suis rendu samedi soir à un concert des "Bon Becs" (quatre clarinettes et un percussionniste), c'est un groupe remarquable qui exploite à fond les ressources de leur instrument phare. Leur spectacle est mis en scène de façon amusante et originale, sans prétention. Des pros qui m'ont rappelé Didier Lockwood.  

La photo ci-dessous ne représente pas les Bon Becs, mais une partie de la classe de clarinettes de Montlouis qui a débuté le spectacle et dont mon petit frère fait partie (le petit blond à gauche sur la photo). Il y avait aussi, le lendemain un concert de l'UDESMA 37 (en présence de Marcel Chapuis, compositeur de jazz dont notre orchestre a massacré deux morceaux en guise de première partie...), le lendemain, auquel j'ai eu la flemme de participer, et dont voici une photographie (il faut toujours se dire que quelqu'un que ça interessera finira par tomber dessus, c'est un de mes credos de blogging) :

Et enfin, je voulais vous livrer une douce métaphore qui m'est tombée dans le cerveau lors d'un de ces concerts récemment, et que je vous avais promise ici.

*Alors que j'étais en train de jouer du tambourin pendant un concert (ou peut-être d'un autre instrument ingrat), je regardais le petit nouveau à qui nous (nous : les anciens de l'orchestre ...) avions laissé la partie de batterie (qui, elle, est plus gratifiante que la partition de maracas, vous en conviendrez). Globalement, et sans méchanceté, ce n'était pas parfait, mais je me sentais assez content d'avoir pu laisser l'opportunité à un jeune de tenir un partie soliste importante. D'habitude, il prend systématiquement les claviers (les mallets), et d'ailleurs il est plutôt très doué pour cela (de mon côté, j'ai vraiment perdu en lectures de notes et j'ai toujours eu la flemme de travailler mon xylo ; bref, je suis nul pour ça). Jouer, à un concert, la partie de batterie (drums), est, je pense, un peu impressionnant au début, mais accroît certainement considérablement la confiance du musicien en lui-même. Sauf qu'en situation de concert, d'aucuns auraient pu nous reprocher de ne pas faire au mieux pour un rendu global optimal : l'intégration du nouveau, c'est bien, mais le son global de l'orchestre alors ? Tout est une question de choix au sein du pupitre, et bien sûr , de la volonté du chef d'orchestre, qui n'est bien sûr pas étrangère à ce genre de décisions cruciales. Le meilleur batteur de la troupe était absent ce jour-là, et lui choisir un remplaçant s'apparentait presque à un choix politique.

Ce que je me suis dit, c'est simplement que cette solution en matière de répartition des partitions était un choix qui s'apparente à une politique de gauche, et que prioriser le résultat sonore immédiat en collant à la batterie un batteur confirmé aurait été plus droitiste. Cliché, mais j'arrive pas à m'en décoller de celui-là. Evidemment, la droite est aussi pour l'intégration des jeunes, mais peut-être plus dans une optique de rendement, alors que la gauche, selon moi, milite plus souvent pour que chacun trouve sa place dans la société, fut-il plus ou moins aidé dans cette quête (quête que la droite considère certainement comme strictement personnelle lorsqu'elle parle d'une société trop assistée).

Je ne dis pas que notre chef d'orchestre se moque de ce qu'entend notre maigre public, je ne dis pas qu'il est de gauche (qu'en sais-je ?), je dis simplement que mon analogie est peut-être révélatrice de deux grandes idéologies tout-à-fait défendables qui dirigent le monde : culture de la solidarité ou bien culture de l'efficacité ? (débat à suivre)

17 juillet 2006

30 ans de jumelage

En digne admirateur de Christophe Grébert, et fidèle au projet professionnel que je me fixé –le journalisme–, il faut que je relaie un peu d'actu locale ...

Montlouis-sur-Loire fêtait ce week-end les trente ans de son jumelage avec la ville d'Appenweier (Allemagne). Pour l'occasion, Allemands, Français, mais aussi Italiens (Montlouis est également jumelée avec une ville de Modène, Castelvetro) se sont retrouvé dans notre petite Touraine. Petits et grands étaient mobilisés.

Mais aussi les élus, ce qui a donné le lieu à pas mal de flon-flons et discours. Un peu long à écouter mais ... si ça peut asseoir la paix européenne, si fragile depuis le siècle passé, et grande absente du continent pendant les centaines d'années qui l'ont précédé ...

Symbole, sans doute, du succès 'social' de ce genre de rencontres, les musiques municipales exceptionnellement rassemblées sur une même scène pour interpréter les hymnes nationaux, ou, comme sur cette photo, le "drapeau de l'Europe" de ce cher Beethoven.

Ceux qui savent que je fais partie de l'harmonie montlouisienne en tant que percussionniste ne s'étonneront pas de ce que je prenne des photos au lieu de jouer avec les autres : quand trois orchestres sont réunis, il y a trois fois plus de trompettes, de cors et de flûtes, mais toujours une seule batterie (ne vous inquiétez pas, on ne s'est pas disputés !).

15 juillet 2006

Exclusivité

Je pense que je suis le seul bloggueur du monde a avoir mis en ligne une photo (surtout aussi laide) du feu d'artifice du 14 juillet offert par la municipalité de Montlouis-sur-Loire. Toutefois, je suis beau joueur et prêt à remettre mon titre en jeu. 

19 mai 2006

Le secret des Montlouisiens

17 mai 2006

Expo Uwe Ommer à la Bourdaisière

16 mai 2006

La neige d'avant l'été

Gare de Montlouis-Véretz, hier à sept heures. 

08 mai 2006

8 mai 2006

[Note antépostée le lendemain]

Une petite note pour dire, comme le disait une journaliste de La Vie (je crois), qu'en ce jour du 8 mai 2006, pour les 61 ans de la libération, il y avait les mêmes qu'aux 59 ans, finalement. Mais je ne crois pas que ce soit dramatique que les jeunes préfèrent la grasse mate ce jour là. Moi, j'y étais parce que je défilais avec mon tambour (un sacré massacre, bravo l'AOC Musical'est !). Se souvenir reste quand même la meilleure façon de ne pas oublier que deux générations plus tard, des totalitarismes et des guerres en tous genres subsistent en tous points de la planète.

Où qu'on aille, les gens ne souhaitent vraiment que la Paix. C'est ce que j'ai principalement retenu des paroles d'un marcheur chrétien, qui, avec deux frères Juif et Musulman, a parcouru durant 22 mois la distance Jérusalem-Compostelle, et dont j'ai vu une conférence dimanche dernier avec Karen.

Défilé silencieux dans les rues de Montlouis de l'AOC Musical'Est, le jour du souvenir des déportés, le dimanche 30 avril.

10 avril 2006

Jeep de colonisateurs

Croisée dans une rue de Montlouis, samedi 8 avril peu avant midi.

28 février 2006

Le Bonheur de ce Monde (Plantin)


Avoir une maison commode, propre et belle,
Un jardin tapissé d'espaliers odorans,
Des fruits, d'excellent vin, peu de train, peu d'enfans,
Posseder seul sans bruit une femme fidèle,

N'avoir dettes, amour, ni procès, ni querelle,
Ni de partage à faire avecque ses parens,
Se contenter de peu, n'espérer rien des Grands,
Régler tous ses desseins sur un juste modèle,

Vivre avecque franchise et sans ambition,
S'adonner sans scrupule à la dévotion,
Dompter ses passions, les rendre obéissantes,

Conserver l'esprit libre, et le jugement fort,
Dire son chapelet en cultivant ses entes,
C'est attendre chez soi bien doucement la mort.

Christophe Plantin (1514-1589), poête Montlouisien

Tel est le sonnet que l'on peut lire (sur une plaque certainement à la mémoire du poête) dans le jardin de chez Margaux, une amie qui habite Montlouis. Il ne m'aurait pas sauté aux yeux si, en classe de CM2, je n'avais pas eu à en apprendre un hémistiche pour le réciter avec mes camarades à J. G., directeur de l'école qui prenait sa retraite. Ce poême tente de donner une vision du bonheur, mais en le relisant, je me dis que soit je n'y comprends rien, soit c'est un bonheur très "XVIème siècle". Le bout de vers (le casseau ?) que j'avais eu à apprendre était "peu de train, peu d'enfans". A l'époque j'avais probablement dû me demander : si tirer la tronche à la SNCF était à ce point une marque de bonheur, si les enfants étaient assez pénibles pour que l'on souhaite ne plus en voir à sa retraite, et si le guignol qui avait écrit ça n'était pas un nul en orthographe ! Pour le deuxième point, je connais une petite communauté de maman comblées par leur progéniture qui pourra m'assurer du contraire !