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04 décembre 2006

Le con d'Orsay a encore parlé

Réagissant à la présence de Ségolène Royal au Liban, Doudouste a fait remarquer qu'on allait pas au Proche-Orient avec des idées "simplistes". Ca me rapelle quelqu'un qui n'a aucune notion de géographie, qui ignore que la Shoah n'a pas eu lieu Outre-Manche, et qui trouve que l'Iran a un rôle stabilisateur ... tiens ? Lui, justement ! Ca me bloque, cet ignare gaffeur à la tête de la diplomatie française ... La fac de médecine, si on est pote de Chirac, ça rend éventuellement ministre de la Santé, mais pour être ministre de la Culture ou des Affaires Etrangères, franchement, on peut espérer mieux, non ?

(voir un article édifiant, mais payant du Monde de l'année dernière, qu'Hazélize avait commenté)

08:39 Publié dans Actu | Lien permanent

Commentaires

Un gaffeur n'excuse pas une gaffeuse...
Au final, le voyage de Madame Royal au Proche-Orient aura-t-il été utile pour la paix dans cette région ? Certainement pas.
Voir à ce propos l'excellente analyse de Versac :
http://vanb.typepad.com/versac/2006/12/la_bourde.html

(dommage que tu n'actives pas les liens html dans les commentaires...)

Par Christophe, le 04 décembre 2006 à 17:24

Désolé pour mon Post-scriptum ci-dessus... Si l'html n'est pas activé dans l'aperçu avant envoi, il l'est bien dans l'envoi final !

Par Christophe, le 04 décembre 2006 à 17:25

Christophe > Mon article visait juste à dénoncer encore l'incompétence du "Mickey d'Orsay", pas à soutenir ni excuser Ségo dans sa campagne électorale aux dépens de la situation internationale ... Evidemment, j'ai bien peur que cela aussi puisse s'apparenter à de l'incompétence ... D'accord avec l'article de Versac (zou dans mes favoris, d'ailleurs) !

Par Simon, le 04 décembre 2006 à 19:06

Douste est là pour que les affaires étrangères restent officieusement aux mains de Chirac-Villepin-Sarkozy, et il remplit bien ce rôle :D

Par Elsa, le 04 décembre 2006 à 21:46

@ Elsa : Il semble encore logique que les affaires étrangères restent du domaine réservé du président de la République... C'est officiel et non officieux... Maintenant, on peut effectivement choisir qq1 qui connaît mieux le sujet et non uniquement récompenser un fidèle à ce poste...

Par Christophe, le 04 décembre 2006 à 23:35

Bof, ça n'a rien de constitutionnel ni de nécessaire que le président ait son domaine réservé en politique étrangère. Ca ne tient qu'à la pratique politique de la cinquième république^^ Voyez Condoleeza Rice, par exemple.

Par Elsa, le 05 décembre 2006 à 12:38

Ah, Condoleeza Rice est ministre des Affaires étrangères d'un gouvernement régi par la Constitution de 1958 ? J'ignorais.

...
Alors, pratique politique ou rôle constitutionnel ? Des exemples américains ne changent rien au problème.

.......
Cela dit, il sera beaucoup pardonné à Elsa, qui est militante socialiste de base et n'a pas de formation en sciences politiques :-)

Par Guillaume, le 05 décembre 2006 à 15:49

rrroh comme c'est petit. Bon alors si tu veux parler droit constitutionnel, allons-y :p uhuh

Ma référence à Condoleeza Rice était juste dûe au fait que ta phrase laissait à penser que tu trouvais logique que les affaires étrangères soient le domaine de l'exécutif ("l semble encore logique que les affaires étrangères restent du domaine réservé du président de la République... ") Désolée, j'ai du me tromper, j'ai cru que tu avais parler du principe.

Alors quels sont les pouvoirs propres du président, en matière d'affaires étrangères, au regard de la Constitution...

D'abord, il doit est le "garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités" (art 5).
Il reste deux autres prérogatives du président : nommer les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires qui iront négocier à l'étranger (art 14) et il est le chef des armées (art 15)
Seul le chef de l’Etat peut décider d’essais nucléaires, ou d’une riposte militaire (maritime ou aérienne). Ces pouvoirs sont toutefois réduits en cas de cohabitation (ex : pas de réaction des troupes françaises après un putsch perpétré en Côtes d’Ivoire en 1999), ou bien font l’objet d’un consensus national (gestion de l’après 11 septembre en 2001 ou intervention au Kosovo en 1999). Le cas emblématique, représentatif de l’utilisation de ce droit par les présidents de la cinquième République est la décision de Jacques Chirac de reprendre les essais nucléaires en 1996 est emblématique du pouvoir propre que cela constitue, en rupture avec le moratoire imposé par Mitterrand à ce propos depuis la fin de la Guerre Froide.
De même, le président est le chef de la diplomatie et le garant du respect des traités (art 5). Ainsi Mitterrand a conduit la politique étrangère du pays : gestion des crises du Golfe et du conflit en Bosnie, activités en Afrique francophone, négociations du traités de Maastricht. De même Jacques Chirac s’est opposé, au nom de la nation, à l’intervention militaire en Irak, en usant de son droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU.
Cela dit, on se souviendra des négociations européennes dans la dernière période de cohabitation (97-2002), où la représentation diplomatique française avait deux têtes : Jospin et Chirac.
Quant à lui, le premier ministre, qui est "responsable de la défense nationale" "dirige l'action du Gouvernement" (art 21), et ce gouvernement "détermine et conduit la politique de la Nation" (art 20)



En gros je dirais que si on considère que les "affaires étrangères" se résument à signer des traités, nommer des ambassadeurs et envoyer l'armée en Afrique, alors oui, c'est effectivement du domaine réservé du président.
Mais si on considère que les affaires étrangères sont aussi un processus de long-terme (ce dont je suis convaincue), dans lequel une nation peut porter des projets volontaristes plus généraux, alors le gouvernement (premier ministre et MAE) ont le rôle clé. C'est du strict domaine de la PRATIQUE que de laisser Chirac négocier comme il veut les traités sans que le premier ministre n'ait exprimé à la nation les objectifs de la négociation, par exemple.
Mais si on se place dans un régime parlementaire comme défini dans les textes de la constitution, dans lequel le premier ministre n'est pas révocable par le président après avoir été nommé (ce qui n'existe QU'en cas de cohabitation, à cause de la PRATIQUE constitutionnelle), alors on se rend compte que ces pouvoirs sont bien plus limités qu'il n'y paraît...
Cela dit, tout ça n'est que discussions stériles, car il est clair que la pratique politique prévaut, et de loin.

Par Elsa, le 06 décembre 2006 à 13:34

Autre petitesse : il est fâcheux, quand on n'est pas encore sénile et qu'on veut faire de la politique, de confondre deux interlocuteurs.

Dans les deux premiers § de ton intervention enflammée (et pas toujours juste, d'ailleurs), tu sembles t'adresser à Guillaume et à Christophe comme si c'était la même personne. Eh bien... ce n'est pas le cas.

Par Guillaume, le 06 décembre 2006 à 17:44

Mais il va arrêter, un peu, d'embêter Elsa, s'il-lui-plaît ?

Par Simon, maître des lieux et de la paix qui y règne, le 07 décembre 2006 à 01:02

Il va, il va. ("Je suis une force qui va.")

Par R. Nanny, le 07 décembre 2006 à 08:56

Mais je n'étais pas en train de faire de la politique...

Par Elsa, le 07 décembre 2006 à 13:10

Et je ne veux pas particulièrement en faire non plus, d'ailleurs.

Par Elsa, le 07 décembre 2006 à 13:14

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