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28 novembre 2006

Au bas de l'"escalier le formidable"

Depuis deux semaines, le rez-de-chaussée souffre de mes bêtises.

La guitare

Je suis repassé à Cinturse. J'y ai récupéré mon bac. J'y ai croisé Danièle (qui s'en va dans un mois et mériterait sûrement son chapître dans les Mythologies de Barthes, que je suis en train d'essayer de lire ...), Catoche, Fanfan (et la vie scolaire au grand complet) qui m'ont demandé de mes nouvelles et des siennes. J'étais un peu réticent à l'idée de ré-apparaître là-dedans. Y'a eu pas mal d'histoires, mais je ne suis fâché avec personne, ou si peu. J'avais bizarrement honte de revenir hanter les couloirs de mon ancien lycée, à cause de ces très nombreux visages familiers qui m'ont regardé passer, tel un sorti de prison qui revient la visiter. J'étais entre autres venu serrer la pince au cuisinier Stephane : toujours souriant. Nous avons parlé de Bayrou, de Royal, de Chirac ... ça fait du bien de ne pas toujours trébucher sur Sarko la racine quand on parle avec quelqu'un de droite. Avec tout ça, on ne sait toujours pas pour qui voter (vindjû). Par miracle, la guitare que j'avais oubliée au lycée après mon bac de musique (19) s'y trouvait toujours. Ils ont l'air d'en avoir cherché le propriétaire longtemps, mais elle était bien au chaud dans un placard, et je leur faisais inconsciemment confiance pour cela, jusqu'à ce que je me rende compte vendredi soir qu'elle avait diparu de chez moi. C'est que d'habitude, je joue sur la guitare de Christophe, mais là, je voulais essayer de mettre en pratique sur une classique les cours de guitare manouche dispensés par Tony le mélomane blésois de ma classe. Et me voici, aux Tanneurs, à préparer approximativement mon exposé "Blog et démocratie" de vendredi matin, sur cet ordi qui me suce mon temps. L'accord de la guitare n'a pas trop bougé, son son est magnifique, la couleur de son corps va bien avec mon pull, cette gratte est à ma mère. Je suis à côté de sa housse assis, les gens de ma classe m'entourent peu à peu devant la porte de la salle 129. Dans mes oreilles, Orti. Et ce soir, concert de rock. A Noël, Zagreb. En voilà, de mes nouvelles, et je vais très bien.

27 novembre 2006

Us de la passerelle

24 novembre 2006

Deux mots qui bouleversent

A ma grande surprise, et après sept années passées à apprendre vaguement l'anglais, j'ai compris hier soir que le mot enough se prononçait [ı'nʌf] et non pas [ı'nʌθ], comme je l'avais toujours cru.

Tiges sans feuille de Fromont 

J'étais presque autant choqué que le jour, ou, farfouillant dans le dictionnaire culturel de la Bibliothèque de Tours ou je me trouvais cet été, j'ai découvert que le mot hiatus ne s'écrivait pas iatus. J'avais aussi fait la connaissance de hiatal, son adjectif dérivé, qui a rien a envier à mon iatutique fantasmé.

23 novembre 2006

Camaïeu étendu et paniers suspendus

22 novembre 2006

Idiosyncrasies comparées

Depuis ce ouiquenne et pour une année, je suis chef dans un meute de petits louveteaux. J'ai décidé de rendre au scoutisme ce qu'il m'a apporté avant  mes onze ans (âge ou j'ai fui la connerie des troupes de Scouts Unitaires ou je devait "monter") : esprit de groupe, sens des responsabilités ... Cette fois, je suis chez les Scouts et Guides de France (de loin le mouvement le plus séculier et progressiste), avec un beau foulard rouge et noir. J'aurai bientôt ma chemise jaune, signe que je m'occupe des petits loups.

Je crois que la principale chose qui me séduise dans le projet pédagogique de ce mouvement est le dévouement des maîtrises (= des équipes d'animation) : n'apporte-t-on pas plus à un enfant lorsqu'on colporte quelques convictions sous couvert de bénévolat ? Notre trentaine de jeunes vient de tous les milieux : pas vraiment de petits cul-bénis, mais certains issus de familles qui ont du mal à joindre les deux bouts, certains scouts de père en fils, certains tous nouveaux (et en général enchantés, ça change du centre aéré), et pour continuer en sémiologie marketing : il y a des garçons et des filles, des blancs et des noirs, des cathos, des athées et même un petit protestant ... L'ambition du scoutisme est de construire le jeune en l'aidant à monter ses propres projets : avec mes petits louveteaux, nous n'irons jamais loin, mais plus tard, les "pios" par exemple organisent et se débrouille pour financer de grand projets à l'étranger. D'ailleurs, le rêve des petits louveteaux est d'en faire autant que leurs grands frères aux chemises rouges !

Je me moque bien de ce que les gens pensent du scoutisme au fond d'eux (j'ai entendu des paroles très haineuses). Je suis moi-même persuadé que c'est un moyen d'apprendre à s'engager et à s'assumer, et ça me suffit. Cette année les Scouts du monde entier fêteront les 100 ans du scoutisme, et j'en serai.

21 novembre 2006

Hic inconsidéré

Un con sidéré ?

S'il y a bien quelque chose qui, je crois, a resisté à mes variations de personnalité de ces derniers mois (plus feignant, plus de temps, moins grande gueule ...), c'est cette emmerdante habitude que j'ai de rester bloqué longtemps sur une bête frustration. Lorsque je suis incompris, soit parce qu'on ne cherche pas à me comprendre, ou soit parce que je n'ai pas réussi à m'expliquer clairement, j'ai une boule dans le ventre tout le restant de la journée, et je ne pense qu'aux mots que j'aurais dû dire ou ne pas dire pour ne pas passer pour un imbécile. Ca m'arrive fréquemment avec des adultes. Je crois que je tiens ça de ma mère. C'est une manie très énervante pour les autres, car elle m'amène à demander toutes les cinq minutes à mon entourage s'ils ne trouvent pas, eux aussi, que je suis un malheureux quiproquiste.

Tout à l'heure, j'ai discuté avec un étudiant de ma filière, inscrit en fac le temps de trouver un emploi (il a déjà plusieurs diplômes), et que je trouve plutôt sympathique. Nous avions par ailleurs déjà discuté, au RU, rapidement, de ses projets professionnels. Là, il semblait raconter à une jeune fille un entretien d'embauche qu'il a eu récemment. Je tends l'oreille, et me joins à eux. Il raconte quelques péripéties, et conclut en signalant que l'homme qui l'a accueilli pour lui proposer un poste, l'a "trouvé charmant". Je fais remarquer avec une ironie mécanique à mon collègue étudiant qu'il faut qu'il "fasse gaffe". Sur quoi il me réplique, d'un ton direct/provocateur/... (je ne sais pas trop) : "Ah mais, à la base, je suis pédé" (chose que je ne suis pas sûr d'avoir su avant, il me semble que je l'avais entendu dire, mais ...). Cette réponse, qui visait un peu (je pense) à me déstabiliser, ne me choque pas du tout, et j'enchaîne en lui disant que ça ne change rien au problème.  J'essaie de m'expliquer vite fait (bizarre quand même, de se faire draguer par son potentiel employeur, non ?), mais je sens que mes interlocuteurs me regardent comme si je venais de dire une immense connerie (comme on dit, y'a eu un blanc). A ce moment-là, on m'appelle car je dois aller bosser avec d'autres étudiants et ils m'attendent. Je pars précipitemment, et mon au revoir global rompt le vide.

J'ai gardé les yeux dans le vague un bon moment, à me demander pour qui je suis passé. Est-ce que les personnes qui ont assisté à cette conversation m'ont trouvé déplacé, ou bien la surprise les a-t'elle tus ? En général les homosexuels se disent "homos", et pas "pédés" (terme plus péjoratif), alors, pourquoi ? Est-ce que j'ai eu tort de considérer la situation ainsi, ou bien le mot "charmant" d'homme à homme est-il moins connoté que je le pense ? En tout cas, maintenant que c'est écrit, ça va mieux et je me fiche, comme vous, de cet épisode. J'espère seulement que je n'ai pas vexé ce gars. Me connaissant, je vais aller m'en assurer naïvement, et c'est à ce moment qu'il me prendra pour un con !

Scène d'étudiants blasés

20 novembre 2006

Pas bavard mais pas manchot

Pas le ə

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