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10 octobre 2006

La démocratie selon Sud-Etudiants

Extrait d'un tract distribué hier dans le hall de la fac par le syndicat Sud-Etudiants. Celui-ci détaille les trois lettres de l'acronyme SUD : Solidaire, Unitaire et Démocratique. En dessous de ce dernier mot on peut lire :

"[...] Nous privilégions en toutes circonstances la mobilisation et le rapport de force pour arracher les revendications étudiantes"

Ca se passe de commentaires. 

---

Edit de 23h20 :  Puisque j'ai plus de temps que ce matin, et que j'avais lu un peu vite la triste brochure de nos amis étudiants d'extrême gauche, je vais citer ce que j'ai omis via crochets pour arriver à l'heure à mon cours de 'labo de langue' à 9h45.

"Avec SUD Etudiants, pas de négociations de couloirs ou de cogestion avec la présidence. Nous privilégions ..."

C'est simplement qu'il faut avoir une conception du dialogue bien étroite, lorsqu'on est un syndicat étudiant pour ne pas accepter de travailler en collaboration avec la direction de l'Université, sous le prétexte d'y voir le début d'une corruption, ou parce qu'on prend (déjà !) systématiquement chaque patron comme un affreux corporatiste néo-libéral conservateur et capitaliste (combien de militants de ce troupeau connaissent-ils la différence entre ces termes ?).

Comme s'il n'y avait pas de juste milieu entre magouilles et barricades. Ah, ça oui, à quoi bon chercher à résoudre les problèmes si on peut faire une petite grève ou bloquer un bout de fac ?

08:40 Publié dans Etudiant en LEA à Tours | Lien permanent

Commentaires

Au moins, SUD a le mérite de la clarté. On sait comment ils fonctionnent. Bien sûr, il y a une faute de français (rapport de forceSSS) et un non-sens (arracher les revendications??????), mais c'est la moyenne syndicale :)

Courage,

Par MuMM, le 10 octobre 2006 à 09:25

lol... Ca me rappelle quelques situations au mois d'avril dernier...

Par @deline, le 10 octobre 2006 à 09:26

MuMM > Je ne sais pas ce qui me vaut que tu me souhaites si souvent bon courage, ces derniers temps ... mais de tels encouragements font plaisir quand même ...

Bon courage à toi aussi,

Par Simon, le 10 octobre 2006 à 09:42

Courage, car, d'une part, tu as l'air déçu ou irrité par le fonctionnement de l'université, et, d'autre part, tu vas préparer le concours par le CNED, ce qui requiert un peu d'organisation et beaucoup de motivation. Je sais que tu n'en manques pas, et je veux te dire que je crois en toi, voilà tout.

Par MuMM, le 10 octobre 2006 à 13:24

moi j'aurait laissé "Force" au singulier mais bon^^
Le rapport de force, les rapports de forces, bon mais j'en mettrais pas non plus ma main a couper.

mais il va l'avoir le concours le simon

Par Elsa, le 10 octobre 2006 à 21:56

MuMM as raison: Courage Simon !!!

Par Kristфbal, le 10 octobre 2006 à 23:15

"Rapport de forces" avec un s, parce que c'est le rapport entre au moins deux forces (en présence, comme on dit vilainement). Elsa, une force n'a guère de raport avec elle-même, mais avec une autre force, au moins.

Par This William Here, le 11 octobre 2006 à 09:19

Euh oui, hum, hein, rapport avec deux p aussi :D

Par This William Here, le 11 octobre 2006 à 09:20

Hello Simon (Saïmone) !
Juste un petit mot pour porter mon écho à ta voix, et élargir un peu le débat parce que ça faisait longtemps que j'attendais de m'exprimer sur la politique dans ton blog, en te racontant un peu la vie politique de mon lycée orléanais (si on peut vraiment parler de politique).
L'un de nos camarades a été surpris en plein délit de "sarkozysme" et de catholicisme. L'homme, très agréable, ouvert et fort sympathiqueau demeurant, est désormais un peu "fiché" par ses amis.
Petit florilège de ce qu'on peut entendre quand il n'est pas là (bah oui c'est plus facile): "il est catholique mais ça n'est pas de sa faute, de toute façon les catholiques c'est des conards moi j'préfère les Musulmans"(c'est vrai quoi, tout le monde n'a pas la chance d'être musulman, juif ou athée...), ou encore des "il est d'extrême droite ça ne regarde que lui", et le meilleur pour la fin : "bon il vote Sarkozy mais il est sympa quand même..."
Je trouve assez triste et lamentable de condamner toujours les mêmes personnes, de les ficher en raison de leurs inclinaisons politiques.
Personnellement je n'ai pas de problème avec ça, je pense être entre deux eaux en politique en ce moment, et j'avoue que ça m'arrange bien. Mais il faudrait, je pense, et toi Simon tu y es encore plus confronté que moi à la fac, un peu plus de tolérance, un peu moins de manipulation syndicale. Pour pouvoir voter démocratiquement, il faut pouvoir décider en son âme et conscience. De plus, depuis quand on est con, raciste, facho quand on a des opinions politiques de droite ?? Il faut arrêter avec Sarkozy = Le Pen ça n'a rien à voir il faut que ces gens lisent un peu plus ou s'informent...
Je te le dis franchement, tu n'as pas besoin (et surtout pas toi) des autres pour te décider, on a toujours beaucoup parlé de politique ensemble, tu es plus éclairé que beaucoup.
Voilà c'était le message démocratique du jour, j'ai gagné le droit de me plonger dans Napoléon !!
A bientôt j'espère
Paul

Par Paul, le 11 octobre 2006 à 14:39

willima --> euh ben moi je dirais au contraire qu'il n'y a qu'une force, ça n'est pas "le rapport des forces en présence" quand on dit "rapport de force". C'est une seule et même force, la force de décision, de domination ouappelez-là comme vous voulez. Moi je maintiens que j'aurais écrit force au singulier
J'ai tapé [ "rapport de force" "rapports de forces" ] sur google et les deux s'emploient couramment dans les journaux et compagnie.

Bref on s'en fout et sinon je suis assez d'accord avec Paul.

cela dit ils ont le temps et le droit de changer, faut pas non plus leur jeter la pierre. Il faut simplement, je pense, rester critique et indépendant, quitte à être un vendu à leurs yeux... Bien souvent, leurs paradoxes sont troooop énormes.

Un de mes amis se revendiquent marxiste révolutionnaire (ou un truc du genre), mais n'agit pas pour le moment parce qu'il est "en construction idéologique" waaaaw comme c'est beau. Il est sympa quand même par ailleurs.

Par Elsa, le 11 octobre 2006 à 15:39

"Construction idéologique" .... Hummmm ;-)

Par ezaekiel, le 11 octobre 2006 à 20:43

oui je sais, c'est hummm... drôle


En même temps on peut pas à 18 ou 19 ans tout connaître du monde et de ses réalités. Si le modèle qui est critiqué est solide et légitime, il résiste à la critique aussi révolutionnaire qu'elle soit : ça n'a pas forcément beaucoup d'impact et de lourdes conséquences. Même si je suis en désaccord avec les prises de position de SUD 9 fois sur dix, je préfère un pays où l'on peut tenir librement ce genre de propos plutôt qu'un pays où personne ne peut manifester...

Par Elsa, le 12 octobre 2006 à 12:29

Petit florilège de ce qu'on peut entendre quand il n'est pas là (bah oui c'est plus facile): [...] le meilleur pour la fin : "bon il vote Sarkozy mais il est sympa quand même..."
Paul

Un de mes amis se revendiquent (sic) marxiste révolutionnaire [...] Il est sympa quand même par ailleurs.
Elsa

comment on dit, déjà ? un truc genre "regarder la paille dans l'oeil du voisin sans voir la poutre qu'on a dans le sien"?
Bel exemple de tolérance

Enfin, sans commentaire...

Par Jonathan, le 15 octobre 2006 à 01:11

Elsa > la statistique sous Google est loin d'être fiable, étant donné le nombre de gens qui font des fautes, y compris dans les journaux officiels. Par exemple, on ne peut plus lire Le Monde sans trouver au bas mot trois fautes par article... Tous les ouvrages que j'ai consultés confirment que "rapport de force" est une faute.

Par Guillaume, le 15 octobre 2006 à 10:13

Certes, j'ai été prise en flagrant délit de ne pas savoir conjuguer le verbe revendiqer au présent, mais en revanche je pense Guillaume que tu devrais vérifier "tous les ouvrages" que tu as consulté, car en l'article "Force" du dictionnaire de l'Académie Française me donne raison sur l'orthographe comme sur l'explication :

http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/generic/cherche.exe?22;s=2473344960;;

On écrit donc :
Le rapport DES forceS nous est favorable
en revanche "rapport de force" signifie rapport entre deux volontés.


(pour la même raison que domination est au singulier dans rapports de domination, car on ne parle pas "des forces en présence" mais de la réparatition de LA force)

bon enfin bref...

Par Elsa, le 15 octobre 2006 à 16:20

et pour jonathan, ben c'est pas parce que ce que j'écris là est là qu'il ne l'est aps non plus dans les discussions avec cette personne. Ben oui désolée, j'ai évoqué ce sujet sur mon propre blog, dont tous mes amis (y compris celui-là) ont l'adresse. Je ne vois pas pourquoi je devrais m'abstenir de lui parler de ce que je pense de sa façon de penser, et inversement pour lui (je suis même "sociale-traître"). Merci pour la leçon, mais pour le coup c'était pas utile...

Par Elsa, le 15 octobre 2006 à 16:22

Jonhatan > Merci d'être passé pour rien, mais t'es simpa quand même, hein.

Par Simon, le 15 octobre 2006 à 17:29

Les ouvrages que j'ai consultéSSSS ne me donnent pas le sens de "réparatition" ni de "revendiqer"... ;-)

(Promis, j'arrête.)

Par Guillaume, le 15 octobre 2006 à 17:32

"Un de mes amis se revendiquent marxiste révolutionnaire [...] Il est sympa quand même par ailleurs."
tiens c'est marrant, ce genre de commentaire, c'est justement le genre de truc que reproche Paul avec son "il vote sarkozy mais il est sympa quand même"...visiblement l'intolérance ne se trouve pas que du coté des gens politisés, mais aussi de ceux qui prétendent ne pas faire de politique...
D'ailleurs, qu'est-ce qu'être apolitique aujourd'hui ? Existe-il des problèmes qui ne renvoient pas à des questions politiques ?
Quand Simon se plaint de ne pas avoir de salle pour son cours, cela ne renvoie-il pas à la question du manque de moyens alloués à l'université lors du vote POLITIQUE du budget, ou à la POLITIQUE de gestion des salles de la fac?
Tout n'est il pas politique ?
Je ne partage pas toutes les idées de sud, mais quand ils dénoncent les négociations de couloirs pour privilégier la mobilisation des étudiants, est-ce que ce n'est pas une manière pour tous les étudiants de se réapproprier le politique pour ne pas le laisser entre les mains des spécialistes, qu'ils soient de droite ou de gauche modérée ou "marxistes révolutionnaires" (ce qui est d'ailleurs un pléonasme)?
On critique le mouvement anti-CPE, mais est-ce qu'il n'a pas permis justement que chacun se réapproprie le débat sur cette question sans laisser les Sarkozy ou autre décider pour tout le monde?
Est-ce que aujourd'hui être apolitique, c'est se désintéresser totalement des questions politiques, accepter l'actuel clivage gauche/droite et les valeurs consensuelles que défendent les deux "camps" (le travail, la famille...) ou bien se battre contre la confiscation du politique par un groupe de spécialistes pour que chacun puisse se le réapproprier?
Dans ce cas, est ce que ce n'est pas au final ce que fait sud?

Par antoine, le 15 octobre 2006 à 23:37

Guillaume -> m'en fous j'ai gagner (cette faute-là est faite exprès pour toi :p)

antoine --> Tout est politique peut-être, cela dit je vois pas en quoi ma phrase sur mon ami pose problème ! Déjà c'est facile de mettre entre crochet le milieu de la phrase, surtout quand c'est précisément ce qu'on retire qui justifie la fin ("mais il est sympa quand même").
Demande à un marxiste, et à un marxiste révolutionnaire, et à un communiste, et à un communiste révolutionnaire si tout ça n'est que pléonasme. Et probablement ils te répondront non. Personnellement, je trouve que c'est faire trop de distinctions de langage pour peu de distinctions réelles, mais c'est indéniable qu'au-delà de ça les idées d'extrême-gauche sont ulra-caricaturées. "marxiste révolutionnaire" n'est pas forcément un pléonasme...
Bref, ce que j'ai voulu dire ça n'est pas qu'il est sympa malgré le fait que ça soit un communiste ! Franchement...
"Un de mes amis se revendiquent marxiste révolutionnaire (ou un truc du genre), mais n'agit pas pour le moment parce qu'il est "en construction idéologique" waaaaw comme c'est beau. Il est sympa quand même par ailleurs."
Voilà ce que j'ai dit, et ça n'est donc en aucun cas son orientation idéologique que je pointe du doigt.

Bref, je vais pas me justifier plus que ça parce que c'est un débat inutile. C'est le débat qui est inintéressant. Je me revendique socialiste, tendance sociale-démocrate, et j'entend beaucoup de trucs genre "c'est pas la vraie gauche" d'un côté ou "encore des gauchistes" de l'autre. Et alors ??? Où est le problème ? Tant que c'est fait avec respect, on a pertinemment le droit de dire ce qu'on pense et de penser ce qu'on eut de ce que pensent les autres !

Et personnellement, je suis absolument opposée à Sarkozy, et effectivement, quelqu'un qui pense comme lui risque d'être en désaccord avec moi sur des sujets plus larges que le simple débat politique-politicien, car comme tu l'as très bien dit on peut aussi voir la politique au sens très large. Cela dit, tant que le débat n'est pas borné, tant qu'il s'agit bien de confrontation avec des mouvements de pensée possibles, alors je ne vois pas où ça pose problème... Il se trouve que là où je fais mes études, être "sarkozyste" n'est pas une tare et que les "jeunes pops" font pléthore. Bref, à partir du moment où je ne suis pas d'accord avec eux, que fais-je ?
Ben moi je continue à leur parler s'ils sont "sympas quand même", parce que je ne prétend pas que mes idées soient la vérité. Ce que j'aime en politique, c'est le débat (lorsqu'il s'agit de confronter ses idées).
Donc ça ne me pose absolument aucun problème de dire "arnaud est un de mes amis, il est communiste mais je l'aime bien quand même", ou à l'inverse "françois est catho sarkoziste, mais on rigole bien quand même".
Simplement simon parlait de sud et de son étonnement vis-à-vis de leurs idées...
Et je m'excuse si ça choque les inspecteurs de bonne conscience...

Bref, rien à retirer...

Par Elsa, le 16 octobre 2006 à 16:17

Salut simon, ma soeur a recu ( a demandé ? ) le journal de Sud..
Pour me décontracté je l'ai lu et je n'ai pas été décu !!!
Entre autre fait relatés :
- L'occupation soit disant toute a fait normale des bus fils bleu..
- l'égalité des sexes poussée a son paroxysme - que tous(tes) ceux(lles) qui voudraient répondre le fasse- lol :)
Jspr que la fac se passe bien sinon :)
tchus

Par Benoit, le 21 octobre 2006 à 23:33

bonjours Benoit

un le journal n'est pas les revendication de sud mai ls textes de personnes qui ecrivent dedans

apres la gratuité des transport en commun n'est pas a mon gout un truc si bete surtout qd on est etudiant a tours

qd au sexisme (et non feminisme ou parité) cela pose la questio de savoir pouquoi certain poste n'on que tres peu de femme (ex prof de fac) mais aussi de la presence de creche ds ls fac (cela existe a toulouse)

sinon si tu croi encore que le dialogue entre l(administration et les etudiant est possible je peu te dire que le projet de demantellement des bs anglais histoire archeo par le fai que personne le sait montre que c un reve
merci et observe car t'est notion sur la democratie son pas complès .
laisser tombé l'ortographe

Par mec de sud, le 22 octobre 2006 à 21:48

Tiens à propos, tu fais quoi en fac avec un orthographe pareil ? Hein ?

Par Simon, le 23 octobre 2006 à 08:14

Le courageux et anonyme "mec de sud" (tout un programme!) évoque le "démantèlement des BS d'anglais histoire archéo". Il n'y a aucun mystère sur ces projets, qui n'ont rien à voir avec un quelconque démantèlement, mais avec une intégration des collections au sein du SCD, dont elles font déjà partie de toute façon (donc le terme de "BS", sigle de "bibliothèque de section", est erroné).

Il y a quelques inquiétudes à ce sujet, mais de là à parler de démantèlement, ne fantasmons pas. Il est certain que les enseignants, qui vont chercher à défendre un certain nombre de points que les projets d'intégration sont susceptibles de menacer, apprécieraient d'être, pour une fois, appuyés par les syndicats étudiants, eux qui, d'ordinaire, ne se manifestent que pour obtenir le maintien de la session de rattrapage (qui est 1) antipédagogique puisqu'elle supprime de facto 6 semaines de cours sur l'année 2) inutile puisqu'il y a compensation totale de toutes les notes entre UE).

Par Guillaume Cingal, le 23 octobre 2006 à 13:22

Voila le communiqué de sud étudiant sur la BS d'histoire; si ça ne suffit pas, allez demander aux gens qui bossent là bas ce qu'ils en pensent, ou à ceux de la BS d'anglais (qui connait les mêmes problèmes), où à ceux de sociologie, allez sur le terrain plutot que d'accuser les méchants syndicalistes de démagogie sur des sujets sur lesquels vous ne vous êtes pas penchés

Le 4 octobre, une réunion d'UFR d' Histoire s'est tenue discrètement,
sans prévenir les étudiants, pour voter le rattachement de la
bibliothèque de section (B.S.) à la bibliothèque universitaire (B.U.)
dont elle est aujourd'hui indépendante. Ce que cela pourrait impliquer :

_ Pour les bibliothécaires : possible diminution de l'effectif, donc
moins de personnes pour nous orienter. Affectation de personnels
(parfois non-qualifiés) qui ne connaîtront pas les ressources et le
fonctionnement de la bibliothèque.

_ Pour les livres : Possibilité de disparition des fonds, les exemplaires
en trop seraient vendus ou dilapidés. Les livres risquent d’être
"cachés" en magasin et de ne plus être en accès libre. De plus,
l'achat des nouveaux livres serait obstrué par les méandres d'une
administration sclérosée : moins de livres, plus de difficultés à en
avoir l'accès.

_ Nous, étudiant-e-s, voyons bien qu'il n'y a aucun avantage et que
nous avons tout à perdre dans ce remaniement, un nouvel obstacle au bon
déroulement de nos études.

Sous couvert de moderniser la bibliothèque, l'administration cache sa
volonté d'uniformiser la vie étudiante, où l'argent compte plus
qu'une libre formation intellectuelle.

Le savoir n'est pas une marchandise, l'Université n'est pas une
entreprise, les étudiant-e-s ne sont pas des clients, les
bibliothécaires ne sont pas à vendre.

Le vote sur cette question a été repoussé à une prochaine réunion prévue
dans 7 semaines. La mesure passerait ainsi en douce, pendant les
partiels et juste avant les vacances de Noël, empêchant de ce fait toute
mobilisation des étudiants et personnels.

Levons-nous pour dire NON à la disparition de notre bibliothèque de
section ! Refusons les décisions anti-démocratiques des bureaucrates de
cette fac ! Soyons solidaires avec les bibliothécaires !

Nous proposons de nous réunir, étudiant-e-s, IATOSS, professeurs, pour
discuter ensemble des questions qui nous concernent tous et envisager
des moyens d’action.

Par militant de sud, le 24 octobre 2006 à 14:59

en fait, les marxistes sont forcément communistes dans le sens où ils veulent la mise en place d'une société sans classes où la propriété privée des moyens de production serait abolie.
En revanche, tous les communistes ne sont pas marxistes. C'est la qu'apparait la division entre communistes autoritaires (marxistes), qui souhaitent prendre le controle de l'Etat pour en faire l'outil de la dictature du prolétariat jusqu'à ce qu'il devienne inutile, et communistes libertaires (bakouninistes, ou anarchistes) qui voient l'Etat comme instrument d'oppression et qui veulent détruire en même temps l'Etat et le Capital pour mettre en place une fédération de Communes libres et autogérées.
Maintenant, Sud étudiant n'est ni l'un ni l'autre puisque le syndicalisme est par nature antipolitique, qu'il prône le controle direct de la question sociale par les producteurs et non par un petit groupe de bureaucrates de gauche ou de droite. Le but du syndicat est l'emancipation intégrale des travailleurs par les travailleurs eux mêmes, groupés et organisés par corporation pour défendre leurs droits, pour en conquérir de nouveaux et pour préparer la révolution sociale sans passer par le parlementarisme. C'est ce qu'on appelle le syndicalisme révolutionnaire, indépendant des partis communistes et des groupuscules anarchistes.

Par Emile Pouget, le 24 octobre 2006 à 15:13

@ "mec de sud" (toujours aussi courageusement anonyme) : je travaille quotidiennement avec le personnel de la bibliothèque d'anglais-LEA (qu n'est pas une BS), alors pas de leçon à recevoir. Par ailleurs, les menaces qui sont évoquées pour le fonds d'histoire doivent effectivement faire l'objet de la plus grande vigilance, même si cela gagnerait à être porté en des termes plus réalistes...

Par Guillaume Cingal, le 24 octobre 2006 à 15:58

Il est peut-être temps aussi que soit enfin informatisé le catalogue de la BS d'Histoire, Histoire de l'Art et Archéo ! Heureusement que la bibliothécaire connaît par cœur ses rayonnages mais elle ne sera pas éternelle…
Les étudiants doivent être particulièrement vigilants que les doublons ne finissent pas à la benne comme dans nombreux Départements de l’Université. En Sciences, des profs ont réussi à sauver des ouvrages de la poubelle, mais temporairement car ils sont stockés dans de vieux labos voués à être rasés dans les mois à venir.

Par Denis, le 24 octobre 2006 à 16:29

Emile Pouget > Je ne suis pas d'accord avec vos théories. Je pense que toute organisation qui a des idées est politique. En tout cas si la plupart des syndicats étudiants dénoncent les propositions de loi de Sarkozy, invitent à manifester contre le CPE, exhortent à contester la venue de Le Pen (comme bientôt à Tours par exemple), et se disent souvent (au choix) communistes, marxistes, anarchsites ou révolutionnaires, c'est bien qu'ils sont politisés, et certainement pas de droite ...

Militant (s) de SUD > Vous avez réagi aux propos échangés dans les commentaires précédents (histoires de BS à propos desquelles je suis certes bien peu informé), mais que dites-vous du "rapport de force"(s) que vous prônez ?

Par Simon, le 24 octobre 2006 à 16:58

J'appuie ce qu'écrit Denis : le fonds de la bibliothèque d'histoire est un vrai foutoir, et il est temps que tous les usagers du SCD puissent y accéder par le biais de l'informatique ! Le cas de la bibliothèque d'anglais-LEA est différent, car tout le fonds est parfaitement informatisé et clairement identifiable.

Par Guillaume Cingal, le 25 octobre 2006 à 12:05

je n'ai pas compris la question sur le rapport de force. si tu peux m'expliquer ce que tu veux dire, simon...
quant a la question de l'engagement politique, le syndicat ne fait effectivement pas de politique, c'est a dire qu'il n'intervient pas dans le jeu électoral: il est la pour défendre les droits des étudiants, donc forcément il lutte contre les réformes qui remettent en cause ces droits; il participe donc au débat politique, mais n'entre pas dans le jeu politicien.
En revanche, rien n'empeche les militants de faire autre chose a coté. Certains ont également un engagement politique, d'autres se revendiquent anarchistes, chacun fait ce qu'il veut de son coté tant qu'il n'utilise pas le syndicat comme tribune. Ce n'est pas le syndicat qui est anarchiste, communiste ou autre, ce sont les individus qui le composent.
Voila, après, rien ne vous empeche de venir discuter avec nous quand on fait nos tables le midi ou de venir assister a nos réunions (qui sont publiques et ont lieu le mercredi a 17h30 salle 102 des tanneurs) pour vous faire votre opinion et ne pas se limiter a cette discussion.

Par militant sud, le 29 octobre 2006 à 17:52

Sud étudiant nous surprendra toujours, faute d'être crédibles ils ont au moins le mérite de nous faire rire (beaucoup moins quand ils bloquent les facs avec leurs cheveux gras qui frisent dans le dos), mais bon passons.

Par JuLiEn, le 08 novembre 2006 à 18:18

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