29 septembre 2006

Kiosque à périodiques

... de l'étage Anglais-LEA de la bibliothèque de la fac.
 
(Actually trying to set another blog up, thank you mother wifi) 

22 septembre 2006

Note perso

On me fait souvent remarquer que finalement, pas grand chose de ma vie privée ne transparaît sur ce blog. C'est vrai. Une petite entorse à ce précepte tacite pour vous annoncer que je prépare désormais activement ... le concours d'entrée en deuxième année à l'IEP de Paris, et ce, sans amertume aucune d'avoir été fraîchement recalé une première et dernière fois à cause de notes que je recevrai la semaine prochaine.

Les phrases sont toujours longues et ce blog en phase terminale (sic), rongé par l'absentéisme de son auteur, toujours aussi ... orange. En attendant, je suis une fac de langues avec parmi mes profs l'ami Guillaume devenu Monsieur Cingal (dans un commentaire à une note -si vieille- où l'heure était visiblement aux bilans, il avait déjà envisagé que je devinsse un jour l'un de ses étudiants !) ; et je m'inscris à des cours du Cned pour ne pas renouveler l'inanité des mes débattements estivaux.

Encore un peu de jazz, et je vous salue.

19 septembre 2006

Dans le Mille

Soirée du 9 - Daniel Mille Quintet 

Photo prise pendant ses balances 

18 septembre 2006

Clôture, comme prévu

    La soirée du 16 débute par le concert de Ciara Arnette, troisième chanteuse américaine de la programmation. Euphorique dans sa robe écarlate, elle propose à Ligéria des compositions personnelles entrecoupées de baragouinages franco-anglais … Ses musiciens français (Patrick Filleul, Pierre Christophe, David Salesse), impeccables dans leurs costumes malgré la chaleur de la salle offrent quant à eux au public un jazz finalement sans prétention mais très convivial.
Ciara Arnette (balances) 

    Au jazz vocal succèdent les cuivres de Eric Le Lann (trompette) et Hervé Meschinet (saxophone), accompagnant René Urtreger. La formation interprète quelques compositions du célèbre pianiste, multiplie les hommages (Count Basie, Charlie Parker, Dave Brubeck) et termine sa prestation sur une version sans surprises de Falling Leaves.
 
    En fin de soirée débarque finalement le trio de Monty Alexander. Ceux qui n’avaient pas reconnu le phrasé du maître dans ses influences jamaïquaines (le pianiste était venu il y a quelques années à Montlouis jouer son spectacle en hommage à Bob Marley) auront sûrement apprécié notamment sa reprise de No woman no cry. Tout proches de lui, deux musiciens de talent savent tantôt l’accompagner dans le groove de son reggae et tantôt réaliser de belles nuances en usant de l’archet sur la contrebasse (Hassan Shakur) et de baguettes douces sur la batterie (George Fludas)…
 
    Quand la soirée s’achève vers une heure et demi du matin et à l’issue de trois rappels qu’Alexander honore dignement, c’est un public comblé qui quitte la salle.

17 septembre 2006

Montlouis-Roissy

    C’est très tôt vendredi matin que Joël Moinard et moi prenons la route pour Paris afin d’y aller chercher George Fludas (batteur de Monty Alexander) dans une belle 607 flambant neuve aux couleurs du Festival. Retardés sur l’autoroute sous une pluie battante par une stupide panne d’essuie-glace, nous apprenons finalement que notre invité a loupé son avion et que nous allons devoir poireauter à l’aéroport. Il est une heure de l’après-midi lorsque, pancarte à son nom dans la main, nous retrouvons  George. Fatigué, ce dernier a du faire des démarches pour récupérer ses bagages et surtout ses cymbales, que la compagnie aérienne lui a perdu. Quelques instants plus tard, la Peugeot revrombit, alors qu’une autre équipe récupère Monty Alexander et son deuxième musicien, arrivés une demi-heure après par un autre avion … Nous sommes en retard sur le planning, mais nous nous arrêtons tout de même pour faire manger l’artiste (lequel est resté patient dans les embouteillages, et très amical avec ses accompagnateurs !), avant de le reconduire à son hôtel dans le centre de Tours.
Sur l'autoroute, George et moi on a causé de la corruption de l'administration Bush ! 
 
    Finalement, M. Fludas a pu jouer avec tout son matériel hier soir ! Si vous aimez le contact avec les artistes, mais aussi les imprévus, l’attente et les bouchons, alors les missions de la route sont faites pour vous, amis bénévoles !

14 septembre 2006

Ecouter le jazz

Edito du "Jazz News" de ce soir

    Les grandes soirées du festival diluées dans l'ambiance festive du 'off' s'enchaînent très vite. A Ligéria depuis une semaine, les concerts se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous avons déjà entendu des sonorités de Porto-Rico (Gabriel Rios) ou de l'Afrique de l'Ouest (Kora Jazz Trio), des contrebassistes (Jean-Philippe Viret, au jazz-club) et des harmonicistes (Nico Wayne Toussaint, dimanche) ... Plus qu'une palette culturelle incroyable, la programmation de Jazz en Touraine 2006 offre un éventail de différentes conceptions de la musique. Ainsi certains virtuoses des cordes frottées (Didier Lockwood), pincées (Correy Harris le bluesman soliste), frappées (Franck Avitabile, complice des Tendances de Manu Katché) ou vocales (Dee Dee Bridgewater) imposent dès leurs premiers accords une attention imperturbable au public. Pour d'autres artistes, le principal défi est peut-être d'entraîner l'assistance dans la danse enjouée du jazz New-Orleans (Charmaine Neville) ou encore du forro (Orquestra Do Fuba).

    C'est sans doute cette ambivalence entre la musique de l'esprit et celle du corps qui se cache sous l'étiquette du mot "jazz". Ce soir, dans le be-bop -désormais connu des Montlouisiens- de Ronald Baker comme dans les vocalises d'Elisabeth Kontomanou, à chacun sa façon d'apprécier la beauté de la musique et de céder à l'envie de frapper dans ses mains. Daniel Mille, génie fredonnant du piano à bretelles nous a invité samedi dernier à fermer les yeux et à imaginer nos propres images sur sa musique, loins du matraquage audiovisuel de la publicité ... les talentueux artistes du spectacle de ce soir sont peut-être les ingrédients nécessaires pour retenter la recette ! Bon concert à tous ! 

13 septembre 2006

Engagée

Soirée du 12 - Charmaine Neville Band

Chant : Charmaine Neville
Piano : Amasa Miller
Saxophone : Philippe Dourneau
Basse : Jeffrey Cardarelli
Batterie : Gerald French
 

    La belle Charmaine Neville a laissé le soin à son quartet d’ouvrir son concert de mardi au son de la clarinette de Philippe Dourneau. Annoncée par son batteur Gerald French, la chanteuse noire débarque enfin après trois morceaux pour imposer sa voix et son punch à Ligéria … mais pas seulement. Sa musique a été l’occasion de dénoncer ce qu’elle même a vécu lors du passage du cyclone Katrina sur sa Louisiane natale : les inondations, la misère engendrée et la situation qui n’évolue pas. Elle a souhaité, dans un élan pacifiste, adresser au Président des Etats-Unis sa version de 'What a wonderful world' de Louis Armstrong, avant d’interpréter un mambo endiablé de son cru plagiant la lenteur de l’intervention de l'administration Bush lors de la catastrophe : "I was on vacation" ou "Can you swim ?", a-t-elle lancé plusieurs fois pour l’imiter.

    Selon les mots de Charmaine, la foi et la musique sont tout ce qui reste aux habitants de son pays, alors elle vibre toute entière lors des solos de ses compères (notamment Amasa Miller aux claviers) et a l'habitude de s’accompagner elle même d’un fatras de petites percussions posées sur une table qui lui sert aussi d’instrument dans sa reprise du standard Caravane ! Elle se pose comme digne héritière de sa grande famille de musiciens. A trois reprises, les applaudissements des festivaliers debout ont fait revenir le Charmaine Neville Band. Le temps pour la diva de poser son bouquet de fleurs, et c’est reparti !

11 septembre 2006

Violon éclect(r)ique

Soirée du 9 - Didier Lockwood New Quartet

Violon : Didier Lockwood
Batterie : André Charlier
Hammond : Benoit Sourisse
Saxo : Stéphane Guillaume

Le violon électrique à six cordes de Lockwood, photographié après le concert 

    Que dire en sortant de ce concert, sinon qu'on est désormais persuadé qu'on peut tout faire avec un violon (jouer du funk ou recréer l'ambiance d'une plage ...), et qu'on vient d'en admirer le maître absolu ? Eh bien on peut aussi remarquer l'excellence de l'organiste spécialement, évoquer l'éblouissement de voir courir sur le manche de son instrument les doigts de Lockwood grâce aux écrans géants de la salle, ou encore ressentir la modestie que dégage ce grand soliste... Il est tant, pour en faire autant, de mettre le petit dernier au cours de violon ... et à la technique ! En effet, Didier Lockwood dispose d'un attirail impressionnant de générateurs d'effets, de pédales et d'amplis et qui transforment son instrument en véritable synthé ... sans oublier de quoi faire des "loops" (boucles) pour s'enregistrer sur quelques mesures et s'auto-accompagner. Un concert complet, parfois à la limite du numéro de cirque !

Texan mais efficace

Scène du village gourmand, le 10 - Nina Van Horn

Batterie : Larry Crockett
Guitare : Neal Black
Basse : Kim Yarbrough
Guitare : Fred Chapellier
Claviers : Damien Cornelis
Chant : Nina Van Horn

10 septembre 2006

Bass to the fore

Scène du village gourmand, le 9 - Elèves du cursus professionnel de Tous en Scène

Basse : Guylain Siopathis
Batterie : André Corbin
Claviers, Samples : Yoann Dubois

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