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26 octobre 2005

Place du Grand Marché

Voici, dans la série 'Tours by night', le Monstre dont parlait Guillaume dans cette note (dont les trackbacks sont fermés malgré mes demandes ...), et qui veille sur la place du Grand Marché. Le soir ou je l'ai photographiée, la statue de Xavier Veilhan avait été habillée d'une sorte de bavoir politique sur lequel on pouvait lire : "Je suis l'OMC (Organisation mondiale du commerce), grâce à moi, nous mangeons pour ceux qui ne mangent pas".
Plus d'infos sur cette étrange oeuvre d'art ici. Sachez que dans le même projet, d'art urbain, on note le Lion de Bordeaux (depuis Juillet 2005), et (dès mai 2006) les Habitants de Lyon.

Moi, j'aime bien !

11:20 Publié dans Photos de Tours | Lien permanent

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Place du Grand March

Trackback par : Felicia Swarling | 12 novembre 2005

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Place du Grand March

Trackback par : Woas Strahha | 12 novembre 2005

Atours de Tours : Le Monstre de Xavier Veilhan

Il est question du doigt du Monstre, cette statue controversée, que je n'aime pas du tout (je m'en étais expliqué ici et là), dans un carnétoile abandonné, Atours de Tours, que je découvre aujourd'hui seulement grâce à notre métablog. Vous êtes donc...

Trackback par : Touraine Sereine | 19 janvier 2006

Commentaires

Complétons l'information: Xavier Veilhan a installé son lion à Bordeaux uniquement pour avoir l'honneur de participer à ma série "Bordeaux en bleu" !!
http://l-esprit-de-l-escalier.hautetfort.com/archive/2005/08/21/bordeaux-en-bleu-s.html

Par Philippe[s], le 26 octobre 2005 à 15:10

Des goûts et des couleurs, cher Simon... Je n'ai rien contre l'art conceptuel même le plus avant-gardiste. Mais là, ce n'est pas seulement la référence aux comics japonais ou aux mangas qui me gêne: tout simplement, le matériau est laid, ça fait toc, c'est toc, ça n'a aucune allure. Le comble, c'est l'argumentaire prétentieux du dénommé Veilhan, qui explique qu'il a cherché délibérément à faire une oeuvre qui n'entre en rien en harmonie avec le cadre... une sorte de contre-pied total des notions les plus minimes d'architecture. Ce parti pris se défend certainement, mais même en soi, le "monstre" n'a rien de très monstrueux: il est banalement hideux, voilà tout.

Par Guillaume Cingal, le 26 octobre 2005 à 19:20

Hennn...
Ce commentaire me décoit de vous, Guillaume...

Tout d'abord, je ne sais pas si vous avez vu la piéce "Art" de Yasmina Reza, mais elle vous serai d'une grande aide pour comprendre le sens du mot "hideux" dans votre phrase : n'oubliez pas que vous parler là d'art, comment pouvez-vous parler de "beau" "laid" ou "hideux"..

Bref, ensuite, vous parlez du matériau avec lequel ce "monstre" a été fait : je reprends vos mots "c'est toc".. Sachez que je suis une grande défenseuse de L'arté Povera, qui utilise n'importe quels matériaux pour faire ses oeuvres.. Alors peu importe que cette statue soit de toc, ou de marbre..

L'art doit-il étre pour vous une demonstration de matériaux riches, beaux et bien soignés ?

Ou bien est-ce le sens d'une oeuvre qui a le plus d'importance ??

Par Marione, le 26 octobre 2005 à 23:39

Cela doit vous paraître affreusement réactionnaire, mais je persiste: la fonction d'une oeuvre d'art est AUSSI d'être belle. Malgré Duchamp, Dada, etc., il reste un pan immense de l'histoire de l'art que l'on ne peut comprendre en dehors des catégories esthétiques beau/laid.

L'arte povera, que je connais bien, est une chose; l'espèce de peinture industrielle enrobant le Monstre de Veilhan fait toc, ce qui n'est pas DU TOUT la même chose que "pauvre". Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Le sens d'une oeuvre est, pour moi, indissociable de sa beauté: ce n'est pas vraiment beau si ça n'a pas un sens (ou plutôt, une infinité de sens possibles); ça n'a pas de sens si c'est banalement hideux. Et puisque j'ai mis en avant l'idée de l'infinité des sens possibles, il me semble que l'oeuvre de Fontana, par exemple, propose cette infinité; Veilhan, lui, propose un gros machin manga-esque et moche dont le seul sens est qu'il doit s'intégrer le moins possible à son environnement. Comme avalage de couleuvres, on ne fait pas mieux... Ce n'est pas en "défendant" des espèces d'olibrius comme Veilhan, ce genre de salarié de l'art dénué de talent, faiseur, poseur et mollement provocateur, que vous convaincrez de la beauté de l'art contemporain ceux qui ont VRAIMENT besoin d'en être convaincus. il me semle que toute époque de l'histoire de l'art a eu ses génies et ses suiveurs: Xavier Veilhan est un (piètre) suiveur. Oublions-le...

Par Guillaume Cingal, le 27 octobre 2005 à 11:37

Cela doit vous paraître affreusement réactionnaire, mais je persiste: la fonction d'une oeuvre d'art est AUSSI d'être belle. Malgré Duchamp, Dada, etc., il reste un pan immense de l'histoire de l'art que l'on ne peut comprendre en dehors des catégories esthétiques beau/laid.

L'arte povera, que je connais bien, est une chose; l'espèce de peinture industrielle enrobant le Monstre de Veilhan fait toc, ce qui n'est pas DU TOUT la même chose que "pauvre". Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit.

Le sens d'une oeuvre est, pour moi, indissociable de sa beauté: ce n'est pas vraiment beau si ça n'a pas un sens (ou plutôt, une infinité de sens possibles); ça n'a pas de sens si c'est banalement hideux. Et puisque j'ai mis en avant l'idée de l'infinité des sens possibles, il me semble que l'oeuvre de Fontana, par exemple, propose cette infinité; Veilhan, lui, propose un gros machin manga-esque et moche dont le seul sens est qu'il doit s'intégrer le moins possible à son environnement. Comme avalage de couleuvres, on ne fait pas mieux... Ce n'est pas en "défendant" des espèces d'olibrius comme Veilhan, ce genre de salarié de l'art dénué de talent, faiseur, poseur et mollement provocateur, que vous convaincrez de la beauté de l'art contemporain ceux qui ont VRAIMENT besoin d'en être convaincus. Il me semble que toute époque de l'histoire de l'art a eu ses génies et ses suiveurs: Xavier Veilhan est un (piètre) suiveur. Oublions-le...

Par Guillaume Cingal, le 27 octobre 2005 à 11:37

Il faudrait supprimer le premier de mes deux commentaires (presque) identiques.

Par Guillaume, le 27 octobre 2005 à 11:38

Mais alors quand vous dites " moche" : c'est à dire qu'il y des critéres de beauté.. Mais comment pourriez vous arrivé à les définir ? C'est impossible, tout simplement..

Par Marione, le 27 octobre 2005 à 12:27

Ca y est ils se battent encore.
Je pense comme Guillaume que le choix du sujet et des matériaux s'explique difficilement, surtout si, comme le dit Veilhan, il est sensé s'inscrire dans le paysage. Mais, quand bien même la bête n'aurait rien à faire ici, je ne trouve pas ce Monstre choquant. Sa couleur grise reflète les lumières blafardes des lampadaires environnants autant que les pierres blanches du Vieux Tours.
Quand aux chamailleries sur la nécéssité de la beauté de l'art (hihi), je parlerai plutôt de suggestivité : qu'apporte cette statue à la place du grand Marché ?

Par Simon, le 27 octobre 2005 à 18:28

Bien sûr, il n'y a pas de critères universels et absolument objectifs de la beauté esthétique (ni de la beauté tout court).

Mais il n'empêche que la décision en matière d'art se fait tout de même selon des critères esthétiques. Ce qui m'a choqué le plus dans votre réaction, pour être tout à fait franc (et c'est en bonne part qu'il faut l'entendre, on débat, c'est tout), c'est la phrase:
"n'oubliez pas que vous parlez là d'art, comment pouvez-vous parler de "beau" "laid" ou "hideux""

Que l'art d'avant-garde du 20ème siècle ait en grande partie cherché à se construire contre la notion installée du Beau en art, c'est une chose. Mais de là à faire table rase de cette même notion pour juger de l'art en général, et même des arts antérieurs au vingtième siècle, uniquement occupés de cette question de "la plus belle oeuvre", c'est ahurissant. Je crains fort que vous ne manquiez un peu de recul, ou que la doxa qui vous est assénée par vos professeurs d'arts plastiques n'ait eu une prise exagérée sur vous.

Ce qui m'indigne dans votre réflexion, c'est l'idée qu'il soit INTERDIT de juger l'art en fonction des critères de beauté ou de laideur. Tout de même, Platon, Michel-Ange, Hegel, et alii, ne peuvent pas avoir entièrement tort contre Duchamp, si? Et une fois encore, soyons clairs: je n'ai rien contre Duchamp, dont l'oeuvre pose de grandes questions, a constitué un vrai geste de défi et de reprise conceptuelle. Mais on ne peut pas jeter le bébé avec l'eau du bain...

Croyez-vous que, s'il vous était donné de rencontrer Van Gogh, Giotto, ou même Soulages (qui est encore vivant), vous pourriez leur dire en face qu'il n'est pas possible de parler de la beauté de leurs oeuvres? Juste parce que l'esthétique n'est pas une science exacte? Allons, vous plaisantez: l'esthétique n'est pas une science exacte, mais elle n'a pas à en rougir, que je sache!

Par Guillaume, le 27 octobre 2005 à 18:32

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